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Re: L'Arbre sous l'arbre
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23/01/2007 12:07
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Bon anniversaire à l'Arbre ! Et souhaitons lui de faire plein de nouvelles branches.
Clin d'oeil du Limousin où schulhof n'a de cesse de vignoler."trop c'est mieux".

Posté le : 24/09/2007 12:03
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Re:
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je suis totalement d'accord pour ajouter ce film à la sélection. Mais dans le même délire on pourrait rajouter des comédies musicales telles que; tommy (des Who), le rocky horror picture show.


C' était schulhof en direct de chamboulive (19)

Posté le : 01/08/2007 16:37
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l'originale
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Posté le : 05/06/2007 14:49

Edité par sylvain sur 9/10/2008 21:24:12
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policemen edimbourgeois
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Posté le : 19/03/2007 23:59

Edité par sylvain sur 9/10/2008 21:12:06
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L’épargne qu’il vous faut
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23/01/2007 12:07
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Si à l’ouverture d’Eurotunnel vous avez pris 1000 € d’actions, aujourd’hui vous seriez très déçu ! (aujourd’hui 0.22€ l’action

Si l’an passé, vous aviez acheté pour 1000 € d’actions VIVENDI, aujourd’hui, vous n’auriez plus que 70€

Si l’an passé, vous aviez acheté pour 1000 € d’actions France TELECOM, aujourd’hui, il ne vous resterait 159 €

Si l’an passé, vous aviez acheté pour 1000 € d’actions ALCATEL, aujourd’hui, il vous resterait 170€

Par contre , si l’an passé, vous aviez acheté pour 1000 € de caisses de KRONENBOURG

Vous auriez tout bu et aujourd’hui, il vous resterait encore
380€ de consigne (soit le plus haut rendement !)

Le PEK (PLAN EPARGNE KRONENBOURG)

Posté le : 19/03/2007 23:13
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Re: Dans la série à voir une fois et pas plus même si c'est génial.
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juste pour information
Brazil n'a pas été réalisé par cronenberg mais par terry Gilliam. Et je pense qu'il mérite une re-vision avant de mourir.

Par ailleur

étonant qu'aucun film de David Lynch n'est été cité à l'heure de la sortie de Inland Empire. Je propose donc un classique :Mulholand drive ou encore un petit Blue Velvet ou alors un Lost Highway... (remplacez les ou par et c'est parfait)

dans la catégorie manga il conviendrait également de mettre un Myazaki, non? perso j'aime beaucoup Le chateau ambulant (ne pas confondre avec le chateau dans le ciel, qui est très bien aussi).

Je proposerai égalemnt une catégorie cinéma asiatique avec Sympathy for Mr vengeance de Park Chan-Wook.

Posté le : 11/02/2007 18:48
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dernière déclaration de la FAO 24/01/2007
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23/01/2007 12:07
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Aide alimentaire: la FAO préconise des réformes - Le tiers des ressources ne parvient jamais aux bénéficiaires


24 janvier 2007, Rome – La FAO a proposé aujourd’hui plusieurs options à la façon dont l’aide alimentaire est gérée et délivrée.

Dans son rapport annuel La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2006 (acronyme anglais: SOFA), elle recommande de mettre fin à la pratique répandue de "l’aide liée" qui signifie, en fait, que le tiers du budget mondial consacré à l’aide alimentaire – soit quelque 600 millions de dollars – ne parvient jamais aux bénéficiaires, car il est dépensé dans les pays donateurs.

Tout en soulignant l’importance d’une bonne gouvernance de l’aide alimentaire, le rapport préconise, là ou cela est possible, de fournir l’aide en espèces ou en bons d’alimentation plutôt qu’au travers de livraisons de produits alimentaires, qui peuvent fausser le commerce international et déstabiliser la production et les marchés dans les pays bénéficiaires.

Le volume total de l’aide alimentaire s’est établi en moyenne autour de 10 millions de tonnes par an pour une valeur de l’ordre de 2 milliards de dollars. On estime à 200 millions le nombre de personnes qui en profitent.

Le rapport admet que l’aide alimentaire est souvent indispensable, mais on lui reproche parfois de faire plus de bien que de mal.

Pas de substitut

Lorsque se produisent des crises humanitaires ou dans certains cas de faim chronique, il n'y a pas de substitut à l'aide alimentaire. Celle-ci permet de sauver d’une mort certaine des millions de vies humaines. Elle contribue, parfois, à permettre aux enfants de continuer à fréquenter l’école ou à améliorer le régime alimentaire des femmes enceintes, selon le rapport.

Toutefois, l’aide alimentaire, si elle n’est pas gérée correctement, peut déstabiliser les marchés locaux et mettre en danger les moyens d’existence des producteurs et des commerçants locaux dont dépend la sécurité alimentaire durable.

De tels effets sont particulièrement nocifs lorsque l’aide alimentaire est distribuée au mauvais moment, ou lorsqu’elle ne cible pas les ménages dans le besoin.

Déplacement du commerce

Autre problème: l’aide alimentaire peut avoir un effet de déplacement des exportations commerciales. Cette question a d’ailleurs suscité d’âpres débats lors du Cycle de Doha des négociations commerciales multilatérales.

A l’opposé de l’aide en nature, “les transferts d’espèces ou les bons d’alimentation peuvent stimuler la production locale, renforcer les systèmes alimentaires locaux et responsabiliser les bénéficiaires, autant d’avantages que l’aide alimentaire traditionnelle ne peut apporter”, ajoute le rapport.

L’aide liée

Jusqu’à 90 pour cent de l’ensemble des ressources de l’aide alimentaire peuvent être liés à des conditions spécifiques. Celles-ci compliquent la tâche des agences spécialisées lorsqu’il s’agit d’utiliser l’aide de manière efficace et de faire en sorte qu’elle atteigne les personnes qui en ont le plus besoin.

Au niveau mondial, les principaux donateurs affectent jusqu’à la moitié de leur budget total consacré à l’aide alimentaire à la transformation des produits localement et au transport de ces produits par des compagnies maritimes nationales, selon les résultats d’une recherche citée par le rapport. En gros, le tiers des ressources mondiales consacrées à l’aide alimentaire est gaspillé du fait de ces considérations.

Les recommandations

Le rapport recommande notamment ce qui suit:

- éliminer l'aide alimentaire de gouvernement à gouvernement qui ne cible pas les groupes qui en ont besoin et mettre un terme à la "monétisation" de l’aide (une tonne d’aide alimentaire sur quatre est vendue sur les marchés locaux des pays bénéficiaires pour générer des fonds pour le développement);

- fournir une aide en espèces ou en bons d’alimentation là ou cela est possible, et ne recourir à l’aide alimentaire en nature qu’en cas de pénurie et non en présence de problèmes comme celui de l’accès à la nourriture;

- améliorer les infrastructures (par exemple la réparation des routes) pour dynamiser les marchés locaux;

- recourir, le cas échéant, à des achats locaux ou régionaux d’aide alimentaire (cela est bénéfique pour le développement agricole des pays à faible revenu), mais ne pas les rendre systématiques, car ils peuvent provoquer une hausse des prix locaux;

- améliorer à la fois les systèmes d’information sur la sécurité alimentaire, l’analyse des besoins d’aide d’urgence et le suivi des incidences de l’aide (lors de crises à répétition et de faim chronique, donateurs et bénéficiaires pourraient être pris au "piège de l’assistance", négligeant ainsi les stratégies de développement à long terme).

L’aide alimentaire devrait être une option parmi d’autres dans le cadre d’un large éventail de mesures de protection sociale visant à garantir l’accès à la nourriture des personnes dans le besoin et permettant aux ménages de gérer les risques, selon le rapport.

L’aide alimentaire d’urgence

L’aide alimentaire d’urgence représente aujourd’hui une bonne part de l’aide alimentaire totale (la moitié ou les deux tiers de celle-ci). Trente-neuf pays en bénéficient.

Le nombre des urgences alimentaires a doublé au cours des deux dernières décennies passant de 15 à 30 par an, la plus forte augmentation ayant été enregistrée en Afrique où elles ont triplé.

Le plus grand bénéficiaire de l’aide alimentaire de ces dernières années a été la République démocratique de Corée qui a reçu en moyenne annuelle 1,1 million de tonnes d’équivalents grains, soit plus de 20 pour cent du total des approvisionnements alimentaires du pays.

L’Ethiopie et le Bangladesh occupent respectivement la deuxième et troisième places.

Environ la moitié de l’aide alimentaire internationale totale est acheminée par le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) qui a beaucoup fait pour améliorer, au niveau mondial, la gouvernance de l’aide alimentaire depuis plus de vingt ans.

Impératif moral

Dans sa présentation du rapport, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, souligne qu’”aucun être doué de conscience ne peut nier qu’il y a un impératif moral à venir en aide aux personnes qui sont dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins alimentaires”.

Mais, ajoute-t-il, “dans bien des cas, on a recours à l’aide alimentaire car elle est la seule ressource disponible et non parce qu’elle est la meilleure solution au problème qui se pose.

“Dans la mesure du possible, il 'vaudrait mieux apprendre aux gens à pêcher que de leur donner du poisson'. Dans le long terme, l'accent devrait être placé sur les mesures de prévention visant une meilleure sécurité de la production et une augmentation de la productivité, notamment en investissant dans la maîtrise de l'eau et les infrastructures rurales et aussi grâce à l'accès aux intrants et au crédit.”

Contact:

Christopher Matthews
Relations médias, FAO
christopher.matthews@fao.org
(+39) 06 570 53762

Posté le : 30/01/2007 15:30
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La création de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)

Un contexte mûr
Au début du XXe siècle un certain nombre de facteurs sont réunis afin de d’élaborer une coopération internationale en matière d’alimentation et d’agriculture.
Tout d’abord, la jeune science de la nutrition, qui se développe entre 1890 et 1939, étend le savoir en matière de nutrition animale et humaine. Ces nouvelles connaissances des vitamines et des minéraux vont permettre de comprendre les besoins énergétiques nécessaires à la santé de l'organisme humain. Ensuite lors de la Crise des années 30 la recherche révèle le nombre de personnes mal nourries et met en évidence l'étroite corrélation entre le revenu et la malnutrition. L'agriculture et les agriculteurs vivent des heures difficiles, bon nombre d'entre eux perdant leur exploitation agricole malgré une production excédentaire que la population mal nourrie n'a pas les moyens d'acheter. On constate alors que l'agriculture est aussi indissolublement liée à l'intérêt public que l'instruction. Suite à cela, la Société des Nations reconnaît par résolution que " la relation entre la nutrition et la santé de la population est devenue un problème économique et social reconnu par une vaste majorité et […] que ce problème est étroitement lié aux problèmes mondiaux en matière d'agriculture ". Publié en 1937 L'Alimentation dans ses rapports avec l'hygiène, l'agriculture et la politique économique, appelle à un front commun contre la pauvreté, l'ignorance et la maladie. Bien que disparue par la suite de la scène politique, la Société des Nations a lancé un mouvement mondial pour l'alimentation dont le flambeau allait être repris à Hot Springs. La Deuxième Guerre mondiale détruit les moyens de production et de transport des aliments, rompt les voies commerciales traditionnelles et provoque un bouleversement majeur des politiques intérieures d'alimentation et d'agriculture. Chaque pays doit désormais stimuler la production intérieure, mettre en place un système de gestion des subsistances, y compris le rationnement et le contrôle des prix, et nourrir ses forces armées.


Vers la création de la FAO
Le processus de deux ans qui donnera naissance à la FAO se déroule pendant que le monde entier vit une guerre mondiale incroyablement destructrice. Les Alliés et l'opinion publique sont obsédés par le retour et le maintien de la paix mondiale. Le désespoir, l'espoir, et l'anxiété règnent : on se rend compte que la planète sera une ou ne sera pas; que les nations doivent et peuvent se donner la main pour empêcher l'éclatement d'autres conflits; que l'humanité peut miser sur l'abondance et la paix si les victoires de la science sont mises à la portée de tous. La première question sur laquelle se penchent les nations alliées est celle de l'alimentation et l'agriculture, besoin fondamental dont les répercussions et les acteurs débordent largement le cadre politique.
Conférence des Nations Unies sur l'alimentation et l'agriculture, Hot Springs, Virginie (États-Unis), 18 mai - 3 juin 1943
En octobre 1942, l'Australien Frank L. McDougall signe une note intitulée A United Nations programme for freedom from want of food qui met en évidence le besoin de régimes de subsistances adéquats pour toutes les nations et non seulement les pays développés. D'après lui, la création d'une organisation internationale pour l'alimentation et l'agriculture serait la première étape vers la création d'un organisme mondial voué à la paix, au plein emploi et à l'amélioration du niveau de vie. Au beau milieu de la guerre, des délégués de 45 pays se rendent en Virginie pour traiter des problèmes biologiques, sociaux et économiques les plus fondamentaux. Tout en espérant faire un apport utile à l'avenir de la coopération internationale, " personne ne semblait savoir sur quoi exactement porterait la conférence ni comment elle allait se dérouler. " Ainsi, dès l'ouverture, " il régnait un sentiment unanime selon lequel il était peu probable que la Conférence donne un quelconque résultat. " En effet, n'ayant aucune indication que la Conférence serait autre chose qu'un nouvel exercice de réflexion sur trois grands sujets, à savoir la mise en rapport de la consommation alimentaire et des besoins, l'augmentation de la production pour répondre aux besoins de consommation, et la contribution à une meilleure distribution, de nombreux pays n'ont ni délégué de diplomates ni élaboré de positions solides sur une politique éventuelle. Cependant, peut-être justement parce que les participants étaient principalement des experts techniques en nutrition, en agronomie, en pêche et en statistique plutôt que des diplomates et des politiciens, cette conférence plus ou moins improvisée sans objectifs précis à court ou à long terme s'est néanmoins avérée poser la pierre angulaire d'une organisation internationale vouée à l'alimentation et à l'agriculture. Elle marquait le point de départ concret d'une coopération internationale centrée sur l'approvisionnement en vivres pour la vie et la santé de tous comme condition essentielle de la paix dans le monde. Après deux semaines de rencontres, de débats et d'ébauches, la Conférence de Hot Springs dépose un acte final composé de trente-trois recommandations, trois rapports sur la production, la consommation et la distribution, et enfin une résolution. " Comme c'est toujours le cas dans les conférences de ce genre, aucune recommandation n'était exécutoire; une recommandation a toujours une certaine force morale mais ici, une seule recommandation liait les gouvernements. Elle portait sur l'exécution d'une étude plus poussée du problème et, plus précisément, sur l'élaboration de plans pour la création d'une organisation internationale permanente vouée à l'alimentation et à l'agriculture. " À cette fin, la Conférence de Hot Springs crée une commission intérimaire de l'alimentation et de l'agriculture qui doit préparer un plan précis visant la mise en place d'une organisation permanente dont les travaux devaient commencer le 15 juillet 1943 à Washington (centre de planification et d'élaboration des politiques de guerre des Alliés).

Les travaux de la Commission intérimaire de l'alimentation et de l'agriculture (1943-1945) des Nations Alliées formuleront un plan précis en vue de la création officielle d'un organisme permanent dans le domaine de l'alimentation et de l'agriculture. Le 16 octobre la première session de la conférence se réunie à Québec. La FAO est la première des institutions spécialisées des Nations unies. L’acte constitutif de la FAO révèle dans son article premier : « Art. I Fonctions de l’Organisation 1. L’Organisation réunit, analyse, interprète et diffuse tous renseignements relatifs à la nutrition, l’alimentation et l’agriculture. Dans le présent Acte, le terme «agriculture» englobe les pêches, les produits de la mer, les forêts et les produits bruts de l’exploitation forestière. »
la volonté de répertorier, de cartographier l’alimentation et l’agriculture. Le rôle de l’expertise apparaît prééminent sur celui de l’action. Celle-ci n’est citée qu’au point trois de ce même article : « 3. L’Organisation a en outre pour fonctions: a) de fournir aux gouvernements l’assistance technique qu’ils demandent ». La participation massive d’experts et/ou de scientifique à la commission intérimaire de l’alimentation et de l’agriculture se fait ici ressentir. De plus, cette primauté accordée à la technique, à l’application d’outils universels comme solution salvatrice n’a pas été sans conséquences sur les premières actions menées par l’Organisation. Les effets de ce que l’on a appelé la Révolution Verte (intensification variétés à haut rendement (principalement blé et riz), l'utilisation des engrais minéraux et des produits phytosanitaires, la mécanisation, l'irrigation) n’a pas était profitable à tous les pays qui l’ont suivie. Une réponse unique à de multiples et divers problèmes ne peut qu’engendrer des résultats inégaux. Pour certain pays, cette « révolution » s’est traduite par un accroissement des relations de dépendance à l’égard des pays les plus développés.

Si les premières initiatives de la FAO en matière d’action se sont révélées maladroites, infructueuses voire, parfois, désastreuses, la volonté d’harmonisation des relations internationales en agriculture passe également par le partage de normes communes. C’est cette codification internationale que la commission du codex alimentarius va essayer de mettre en place.

Le codex alimentarius
Au début du XXe siècle, les négociants de produits alimentaires ont commencé à s'inquiéter des barrières commerciales nées à la suite de la formulation spontanée et indépendante, par divers pays, de multiples lois et normes alimentaires. Ils ont alors constitué des associations commerciales qui ont poussé les gouvernements à harmoniser leurs normes afin de faciliter le commerce de denrées alimentaires salubres d'une certaine qualité. Lorsque la FAO et l'OMS ont été créées durant les années 40, les orientations prises dans le domaine des réglementations alimentaires suscitaient de graves inquiétudes. Les pays agissaient chacun de leur côté et il n'y avait, pour ainsi dire, aucune consultation entre eux à des fins d'harmonisation. Cette situation se reflète dans les observations des réunions internationales de l'époque. Une commission est donc crée par les deux institutions spécialisées de l’ONU en 1963. La priorité de la Commission du Codex Alimentarius, tel qu´il est déclaré dans l´article 1er de ses statuts, est celle de protéger la santé des consommateurs et d´assurer des pratiques équitables dans le commerce des aliments. Si, la volonté de protéger le consommateur est stipulée en premier lieu, il s’agit toutefois d’établir des normes afin de faciliter le commerce international.



Posté le : 28/01/2007 21:31
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Re: PRESENTATION de la FAO
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Critique FAO

ne pas oublier que pendant longtemps la FAO à placer au centre de son programme de dévellopement: l'industralisation.
une agriculture intensive( engrais++, barrage pour l'irrigation) comme facteur de dévellopement pour ensuite industrialiser. Vous vous en douter les effets de cette politique n'ont pas été ceux escomptés.

La FAO se retrouve finallement dans une injoction paradoxale. tiraillée entre l'aide et le devellopement. ingérence et souveraineté nationale.

sur sujet: Soulaiman SOUDJAY, FAO

Posté le : 26/01/2007 14:43
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Re: "Agriculture mondiale 2030: conclusions principales"
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Conclusions
Défis et réponses par des mesures de politiques

Les exploitants et les pays qui sont tributaires des exportations de produits de base doivent lutter contre la baisse à long terme et la volatilité à court terme des prix réels des produits de base sur les marchés internationaux. La baisse à long terme des prix réels traduit le fait que la productivité et la production croissent plus vite que la demande. La volatilité est due à l'impact de facteurs exogènes, telles les conditions météorologiques. Ces problèmes sont aggravés par les distorsions du marché causées par les droits de douane et les subventions appliquées dans les pays développés, les droits de douane en vigueur dans les pays en développement et le pouvoir économique de certaines chaînes de distribution des produits contrôlées par des grandes sociétés transnationales. Ces distorsions restreignent également l'accès aux marchés lucratifs et freinent toute tentative des producteurs et des pays exportateurs de capter une part plus grande du prix du produit final.
Les gains de production dépassent la demande

Les rendements moyens des principaux produits agricoles exportés ont augmenté de près d'un tiers au cours des deux dernières décennies. Parallèlement, de nouveaux producteurs importants sont entrés sur le marché pour commercialiser leurs produits, le Viet Nam en tant que producteur de café, par exemple.

Si la productivité accrue et l'entrée de nouveaux producteurs déclenchent une hausse rapide de l'offre, la demande de produits de base, elle, n'augmente que lentement, même dans un contexte de baisse des prix et de hausse du revenu des consommateurs. Dans les années 90, le commerce des produits primaires n'a augmenté que d'un tiers par rapport au rythme de croissance des produits manufacturés.

La volatilité des prix internationaux des produits de base peut estomper les baisses des prix à plus long terme qui devraient conduire à des ajustements de l'offre et de la demande. Par ailleurs, du côté de l'offre, les producteurs ne peuvent pas augmenter ou baisser rapidement leur production lorsque les prix changent, surtout lorsqu'il s'agit de cultures de plantes vivaces. Par conséquent, la production peut être maintenue même lorsque les prix baissent, ce qui aggrave les problèmes de déséquilibre du marché. Du côté de la demande, une baisse des prix n'incite pas, en général, les consommateurs des pays développés à acheter plus de produits alimentaires ou de produits de base. Beaucoup de produits de base sont considérés comme des produits indispensables qui doivent être achetés quelles que soient les variations de prix. Quoi qu'il en soit, les variations de prix des produits de base sont à peine perceptibles au niveau de la vente au détail, car le prix des produits de base ne représente généralement qu'une petite fraction du prix de détail des produits transformés. Dans les pays en développement, où le degré de transformation peut être moindre, la demande d'un produit de base peut augmenter plus rapidement en cas de baisse des prix mondiaux. Dans nombre de ces pays, cependant, la diversité des mesures prises en termes de politiques laisse supposer que les prix intérieurs ne traduisent pas les évolutions des prix mondiaux.
Affronter les problèmes de l'offre excédentaire

Dans les années 70 et 80, les gouvernements avaient essayé de trouver une solution aux problèmes des variations de prix des produits de base par le biais d'accords internationaux de produits destinés à stabiliser les prix. Ces accords s'appuyaient sur des accords portant sur les contingents d'exportation ou la régulation des stocks et visaient à maintenir des prix rémunérateurs et stables. Dans l'ensemble, on considère que leur mission a échoué. A la fin des années 80, la plupart avaient été dissous ou portaient sur l'échange d'information et l'amélioration de la transparence des marchés.

L'effondrement des produits de base à la fin des années 90 a relancé l'intérêt de contrôler l'offre par le biais d'«accords seulement destinés aux producteurs». Dans le cas du café, par exemple, les pays producteurs ont conclu une alliance visant à la rétention des exportations pour faire grimper les prix. Cependant, le maintien de la discipline entre les membres s'est révélé difficile, notamment face à la concurrence agressive des «resquilleurs» non-membres.

Les difficultés rencontrées dans la mise en place de mécanismes interventionnistes durables dans un cadre coopératif ont relancé l'intérêt pour des systèmes de prix garantis ou de prix prévisionnels, voire d'autres instruments permettant de gérer les risques liés à la volatilité des prix des produits de base. Bien que prometteurs, il reste à ces mécanismes institutionnels de faire la preuve qu'ils peuvent s'appliquer de manière généralisée.

A long terme, la meilleure façon d'éliminer l'offre excédentaire de certains produits de base est de réduire la production dans des marchés très protégés, aux coûts élevés, et d'améliorer parallèlement la demande en atténuant la pauvreté et augmentant les revenus dans les pays les plus pauvres. Dans les pays développés, le défi consiste à soustraire de la main-d'œuvre et des superficies cultivées à la production de produits de base excessivement subventionnés et de permettre aux producteurs de s'orienter vers d'autres sources d'emploi et de revenu. Les premiers producteurs à sortir des marchés débarrassés des droits de douane, des subventions et d'autres distorsions devraient être ceux dont les coûts de production sont les plus élevés. Dans certains cas, tels le coton, le sucre, les produits laitiers et le riz, il pourrait s'agir des producteurs de l'Union européenne ou des Etats-Unis qui ont bénéficié de subventions généreuses, et non des producteurs des pays les moins avancés (PMA) qui luttent pour produire des produits de qualité élevée à moindre coût. Cependant, dans les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'élimination du soutien à la production n'entraînera pas automatiquement une augmentation des exportations des PMA. Les principaux bénéficiaires immédiats pourraient être les exportateurs des pays développés non subventionnés et quelques-uns des pays en développement les plus avancés.

La diversification peut être un moyen pour les producteurs des pays en développement de ne plus être tributaires des produits de base pour lesquels l'offre excède la demande. Toutefois, elle n'est pertinente que si les exploitants ont de nombreuses autres possibilités, notamment une meilleure valorisation des cultures, la transformation de produits de base en produits à valeur ajoutée, et des activités non agricoles. En outre, la diversification exige l'accès au crédit, à la formation et à d'autres ressources dont ils auraient besoin pour tirer parti de ces possibilités.

Plusieurs pays en développement sont devenus des exportateurs performants de fruits, de légumes et d'autres produits non traditionnels. Dans une large mesure, les principaux bénéficiaires sont de grandes exploitations commerciales implantées dans des pays disposant d'infrastructures plus modernes. Les petits producteurs et les PMA ont été moins à même de mobiliser les investissements et la formation nécessaires pour s'orienter vers de nouvelles cultures et répondre aux normes de qualité élevées et aux délais de livraison rigoureux imposés par les supermarchés. La mise sur pied de structures institutionnelles permettant d'aider les petits exploitants à participer à ces évolutions reste un défi.

La transformation des produits de base en produits à valeur ajoutée est une autre façon pour les producteurs de se diversifier et de capter une part plus grande de la valeur du produit final. La différence de valeur entre les produits de base et les produits de consommation peut être très importante. Cependant, les possibilités d'une telle diversification verticale sont souvent bloquées par la progressivité des droits de douane, notamment dans les pays développés, et par les obstacles à l'accès au marché dressés par la concentration des structures économiques.
Des solutions du côté de la demande pour résoudre les problèmes d'offre excédentaire

Les problèmes de l'offre excédentaire peuvent également être traités à l'aide de so-lutions venant de l'autre côté du marché, visant à stimuler la demande dans les pays consommateurs.

Les campagnes de promotion générique ont prouvé qu'elles parvenaient à stimuler la demande de certains produits de base. Contrairement à la publicité favorisant des produits ou des marques particulières, la promotion générique a pour but d'augmenter la demande agrégée de produits de base comme la banane ou le thé. Une campagne de promotion prolongée montrant la valeur énergétique de la banane a contribué à tripler la consommation au Royaume-Uni, et fait de la banane le fruit le plus populaire dans le pays.

Des campagnes de promotion générique analogues pourraient stimuler la consommation d'autres produits de base. Cependant, sans une analyse et une planification sérieuse, ce seront les transformateurs et les distributeurs qui en tireront le plus grand profit, ne laissant rien ou pas grand-chose aux producteurs des pays en développement. Par ailleurs, il convient d'admettre qu'il n'est pas aisé de trouver un responsable institutionnel pour encadrer de tels programmes, ainsi que les moyens de les financer, et de réduire au minimum les problèmes d'effets d'aubaine.

Les inquiétudes des consommateurs à l'égard de la sécurité sanitaire des aliments, des questions liées à l'environnement et de la justice sociale ont créé un autre créneau. Les exploitants qui vendent des produits certifiés issus de l'agriculture biologique ou du commerce équitable semblent bénéficier d'un meilleur accès au marché et de prix plus élevés que les producteurs traditionnels. Bien que la part de marché des produits alimentaires certifiés soit encore réduite, les ventes de ces produits connaissent une croissance soutenue et rapide. La certification peut également apporter d'autres avantages aux exploitants car elle renforce leur position de négociation et leur accès au crédit.

Malgré ces avantages, les petits exploitants des pays en développement rencontrent beaucoup d'obstacles lorsqu'ils essaient de tirer parti d'une certification liée à l'agriculture biologique ou au commerce équitable. La conversion à l'agriculture biologique exige des investissements et de la formation. Par ailleurs, les investissements en amont peuvent augmenter les coûts de production et diminuer les rendements.

Bien que les producteurs puissent rentabiliser leurs investissements en vendant leurs produits sur des marchés spécifiques, la procédure de certification en elle-même peut être coûteuse, surtout pour les petits exploitants des pays en développement qui n'ont pas accès à des organismes locaux de certification et doivent faire appel à des agences étrangères. Un cahier des charges rigoureux, incluant la tenue d'une comptabilité et la traçabilité, peut également poser de sérieux problèmes aux petits producteurs. Il en résulte que certains programmes de certification favorisent les grandes exploitations commerciales. Le système de commerce équitable, qui a été créé spécialement pour favoriser les petits producteurs des pays en développement, ne concerne actuellement qu'un marché très étroit dans les pays développés.
Eliminer les distorsions du marché

Les problèmes d'offre excédentaire sur les marchés mondiaux des produits de base ont été aggravés par les politiques des gouvernements et la concentration du marché. Les droits de douane élevés sur les produits agricoles et les subventions internes à la production dans les pays développés limitent l'accès au marché et pèsent sur les prix des produits de base. Dans les pays en développement, les marchés des produits agricoles sont ceux qui croissent le plus rapidement tout en étant également les plus protégés.

Dans de nombreux cas, le soutien interne isole les producteurs des pays développés des forces du marché. En outre, il les encourage à augmenter leur production même lorsque les prix sont bas et leur permet d'exporter à des prix nettement inférieurs à leurs coûts de production. Les Etats-Unis et l'UE sont ainsi les plus grands exportateurs de coton, de blé, de maïs, de poudre de lait écrémé et de sucre. Ces produits de base sont exportés à des prix inférieurs à ceux qu'ils atteindraient dans un marché équilibré, et dans certains cas, à des prix inférieurs aux coûts de production.

Incapables de lutter contre des prix mondiaux maintenus artificiellement bas, les exploitants des pays en développement perdent des parts de marché et souffrent d'une concurrence inéquitable dans les marchés locaux. Les subventions déséquilibrent également les structures de coûts de plusieurs pays producteurs et donnent aux producteurs les moins efficients une prime à l'augmentation de la production. La charge de l'offre excédentaire est transférée aux producteurs des pays en développement, bien que ces derniers soient en mesure de produire à moindre coût. Parallèlement, la libéralisation pourrait avoir une incidence négative sur les pays en développement importateurs de produits alimentaires car la suppression des droits de douane et des subventions entraînerait une hausse des prix de ces produits et du coût de leur importation.

Le contrôle des chaînes de valeur des produits de base par un petit nombre de sociétés puissantes peut aussi faire baisser le prix des produits de base et réduire la part du prix du produit final qui revient au producteur. Lorsque les marchés mettent en présence un grand nombre de fournisseurs en concurrence et une poignée d'acheteurs aux moyens financiers énormes, ce sont les acheteurs qui ont le plus de marge de manœuvre pour fixer les prix. Si les acheteurs sont également liés aux entreprises de transformation et aux entreprises de vente au détail qui interviennent dans les chaînes de produits intégrés verticalement, ce sont encore eux qui peuvent capter la plus grande part de la valeur du produit final. En revanche, il convient d'admettre que, compte tenu des économies d'échelle importantes qui existent dans la plupart des segments de l'industrie alimentaire, les liens tissés entre les sociétés transnationales et les petits producteurs peuvent contribuer à sortir les producteurs ruraux appauvris des PMA de leur marginalisation.

Des études montrent que lorsque les prix des produits de base augmentent, le prix le plus élevé est rapidement transféré aux consommateurs. Mais lorsque les prix des produits de base baissent, les prix de détail suivent rarement la tendance. Depuis le début des années 90, par exemple, alors que les prix du café ont chuté, la valeur des ventes mondiales de café au détail a plus que doublé. La part de ces ventes reçue par les pays exportateurs de café est passée d'environ 35 pour cent à moins de 10 pour cent.
Programme d'action

La résolution des problèmes de l'offre excédentaire et l'élimination des distorsions du marché exigeront de prendre des mesures diverses aux niveaux national et international.

Dans le cadre des négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la priorité doit être placée sur la réduction des droits de douane sur les produits agricoles, du soutien à la production et des subventions aux exportations dans les pays développés, et sur l'élimination de la progressivité des droits de douane, qui pénalise les exportations de produits transformés des pays en développement. Parallèlement, les pays en développement devraient réduire leurs droits de douane afin d'encourager le commerce entre les pays de ce groupe et de permettre aux consommateurs de bénéficier de la baisse des prix mondiaux. Une attention accrue doit être accordée aux PMA, car beaucoup sont lourdement tributaires des exportations de produits de base et des importations de produits alimentaires. Les mesures qui pourraient être prises pour aider les pays en développement à tirer profit des marchés des produits de base sont les suivantes:

* renforcer les capacités pour exploiter les possibilités d'échange et participer efficacement aux négociations commerciales;
* aborder la question de la réduction progressive des préférences commerciales en faveur des pays à faible revenu et étudier la manière éventuelle de compenser toute perte de ces préférences dans le cadre de la libéralisation progressive du commerce;
* mobiliser les ressources pour appuyer les campagnes de promotion générique et la diversification vers des exportations de produits agricoles non traditionnels, et ajouter de la valeur en exportant des produits transformés;
* concevoir des programmes aux niveaux national et international pour aider les producteurs à se prémunir contre les chocs qui pourraient causer des dégâts à leurs cultures ou faire chuter les prix sur les marchés internationaux. L'assurance contre les intempéries, les systèmes de prix préférentiels et de prix de marché garantis sont des mécanismes qui ont été proposés pour lutter contre la volatilité inhérente aux marchés des produits agricoles;
* améliorer la qualité des informations communiquées aux producteurs et aux négociants sur les possibilités d'accords contractuels avec les supermarchés et les exigences techniques de la certification des produits issus de l'agriculture biologique et du commerce équitable;
* élaborer des programmes internationaux pour augmenter le flux de ressources injectées dans l'agriculture et le développement rural, augmenter la compétitivité de l'agriculture et des secteurs non agricoles en développement qui offriront d'autres sources d'emplois et de revenus;
* appuyer les coopératives et toute action des producteurs pour s'organiser commercialement afin d'augmenter leur marge de manœuvre dans des marchés dominés par des sociétés transnationales puissantes;
* s'assurer que les exploitants ont accès à l'information, à la formation, au crédit et aux autres ressources dont ils ont besoin pour s'orienter vers des productions à plus forte valeur et des activités de transformation ou créatrices de revenus;
* accroître les investissements pour améliorer l'efficacité de la production intérieure de produits alimentaire dans les pays en développement et la rendre plus compétitive par rapport aux importations de produits alimentaires.

Posté le : 23/01/2007 17:32
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