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Agriculture Mondiale
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Ce Forum est le lieu de travail d'un groupe d'étudiants en relation internationale, sur l'agriculture mondiale. Il s'agit de determiner le rôle, les prises de position & les actions de la F.A.O. (Food and Agriculture Organization, Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture).
Toute participation constructive est la bienvenue, même si le débat risque de tourner autour de la rédaction du dossier.


« Aider à construire un monde libéré de la faim. »

Posté le : 18/01/2007 12:52
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Re: Agriculture Mondiale
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Posté le : 18/01/2007 12:59
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Posté le : 18/01/2007 13:08
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PRESENTATION de la FAO
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Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
(Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre)

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture généralement appelée FAO (Food and Agriculture Organization) est une organisation spécialisée de l’ONU, créée en 1945 dans la ville de Québec. Son siège est à Rome depuis 1951. La FAO regroupe 188 membres (187 États plus l’Union européenne).

Sa devise : « Aider à construire un monde libéré de la faim. »

Activités

* Fournir une assistance aux pays en voie de développement.
* Fournir des informations sur la nutrition, la nourriture, l’agriculture, les forêts et la pêche.
* Conseiller les gouvernements.
* Organiser des forums neutres entre les États pour débattre des principaux problèmes de nourriture et d’alimentation.
* le trésor de la FAO est le Codex alimentarius:le système de normalisation offert à tous et ce gratuitement.

Critiques

La FAO a longtemps été critiquée dans la mise en place de ses plans d’aide alimentaire. Le principal reproche étant l'envoi massif de nourriture dans des pays pauvres empêchant le commerce local, en raison de la concurrence de la nourriture gratuite.

Pour remédier à cette situation, la FAO s'engage maintenant à acheter prioritairement de la marchandise locale puis à la redistribuer.

L’autre critique est plus idéologique. La FAO donne de la nourriture mais ne lutterait pas réellement contre ce que certains considèrent comme les véritables causes de la famine : les excès du capitalisme, le manque d'infrastructures, le manque de ressources naturelles ou les guerres.

Posté le : 18/01/2007 13:16
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Re: PRESENTATION de la FAO
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Sociologie des relations internationales



Simulation de négociations internationales : le dossier agricole dans la libéralisation du commerce international


Quelles sont les relations de la FAO (Food and Agriculture Organization) avec ces autres institutions ?


--> avec l’OMC (Organisation mondiale du commerce)

Le FAO est dans une relation de subordination à l’égard de l’OMC, non pas du point de vue légal, mais dans les faits. En effet, le FAO se doit, d’après ses missions, d’« apporter à ses Etats Membres, l’assistance et les conseils techniques nécessaires pour préparer leur adhésion à l’OMC et pour ajuster en conséquence leurs politiques agricoles et alimentaires intérieures. »


--> avec la Commission européenne, direction générale du commerce

On peut parler d’une collaboration assez étroite entre le FAO et la Commission européenne, cette dernière partageant – du moins, en paroles – les objectifs de la FAO (aider les pays en développement à s’insérer dans l’économie mondiale et, par ce biais, faire reculer la faim dans le monde). A l’occasion de l’inauguration du service en ligne Export Helpdesk, Alexandre Sarris – directeur de la Division des Produits et du Commerce de la FAO – a évoqué « le partenariat stratégique entre la FAO et la Commission européenne. »
Toutefois, l’attitude de la Commission européenne n’est pas sans ambiguïtés : dans bien des cas, il semble que la Commission européenne ne suit les recommandations de la FAO que parce qu’elle estime y avoir intérêt. Inversement, l’Union Européenne (dont la Commission européenne n’est qu’une émanation) fait parfois en sorte que certains sujets ne soient pas abordés par la FAO ou, du moins, que la discussion ne débouche sur aucune mesure concrète. Encore faut-il préciser que la position de l’Union Européenne n’est pas représentative de celle de l’ensemble des Etats qui la composent. Il est sûr, par exemple, que la France a beaucoup plus à perdre que les autres pays communautaires à la remise en cause de la Politique Agricole Commune (PAC).


--> avec les Etats-Unis: United States Department of Agriculture

Les Etats-Unis ont, vis-à-vis de la FAO, une attitude de méfiance, voire d’hostilité (tout comme vis-à-vis de bon nombre d’organismes internationaux, d’ailleurs). Ceci s’explique par la volonté des Etats-Unis de pouvoir agir de manière unilatérale aussi souvent qu’ils le souhaitent. C’est pourquoi les Etats-Unis n’hésitent pas à bloquer les discussions sur des sujets agricoles qu’ils jugent « sensibles » (comme le fait l’Union Européenne) et à utiliser des moyens de pression financiers pour limiter les capacités d’action du FAO (déjà fort restreintes).


--> avec le groupe de Cairns

Le groupe de Cairns est actuellement composé de 18 pays (14 lors de sa création) aussi bien développés qu’en voie de développement – et dont l’Australie est le porte-drapeau. Le groupe de Cairns estime que les diverses mesures protectionnistes dans le secteur de l’agriculture mettent trop de temps à disparaître, notamment parce que le GATT ne s’y employait pas suffisamment. Dans la mesure où la FAO plaide également pour plus de libre-échange (avec, certes, quelques nuances), elle ne fait pas partie des « cibles » du groupe de Cairns. En effet, les actions de ce dernier consistent pour l’essentiel à plaider pour la levée des barrières douanières dans le domaine agricole lors des négociations à l’OMC.


--> avec le groupe ONG : Oxfam ; La Via Campesina

Oxfam est une confédération de 13 organisations dont le but est de réfléchir à « des solutions durables à la pauvreté, à la douleur et à l’injustice. » Oxfam n’est pas, a priori, hostile à la FAO. On apprend même, sur leur site, que, en 1960, la campagne Freedom from Hunger (« la première tentative pour résoudre le problème de l’insécurité alimentaire autrement qu’en se bornant à apporter des sacs de nourriture à ceux qui ont faim ») fut organisée par le FAO et par Oxfam. Oxfam n’hésite pas non plus à s’appuyer sur les études analytiques réalisées par la FAO pour étayer son propre point de vue.

La Via Campesina, un rassemblement de paysans du monde entier, se montre autrement plus critique vis-à-vis de la FAO. Dans un article intitulé « la FAO doit revenir à son mandat initial », en date du 20 novembre 2006, cette association constate que « la FAO s’est progressivement éloignée de son mandat original, tant et si bien que les mouvements sociaux et d’autres organisations de la société civile commencent à se demander si la FAO ne constitue pas un élément du problème plutôt qu’une solution possible. » La Via Campesina n’est toutefois pas favorable à une suppression de la FAO : bien au contraire, elle souhaite qu’enfin les Etats membres donnent à cette institution les moyens de fonctionner pleinement.
Par ailleurs, la Via Campesina déplore les « sabotages » auxquels ont notamment recours les Etats-Unis, le Canada et l’Union Européenne – lorsqu’il s’agit d’empêcher la mise en application de mesures qui nuiraient à leurs secteurs agricoles respectifs. Elle déplore également le fait que la FAO se soit « inclinée devant l’OMC, la Banque mondiale et le FMI ainsi que les Accords de Libre Echange. »


--> avec le COPA-COGECA

Le COPA (Comité des Organisations Professionnelles Agricoles de L'Union Européenne) affirme certes dans sa rubrique objectifs qu’il entretient « des relations privilégiées et soutenues avec de nombreuses organisations au-delà des frontières de l’Union » dans le but de « renforcer le dialogue avec tous les interlocuteurs dont dépend le secteur agricole européen. » Mais, dans les faits, le lobbying effectué par le syndicalisme agricole européen est plutôt orienté - tactiquement - en direction de ceux dont les pouvoirs de décision sont réels, ce qui n’est pas le cas de la FAO.

Posté le : 23/01/2007 5:33
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Re: PRESENTATION de la FAO
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http://www.fao.org/docrep/x3550f/x3550f03.htm#butEncadré 1
Acte constitutif de la FAO

Préambule:

"Les États qui adhèrent au présent acte, résolus à développer le bien-être général par une action particulière et collective, afin:

* d'élever le niveau de nutrition et les conditions de vie des populations placées sous leurs juridictions respectives;
* d'améliorer le rendement de la production et l'efficacité de la répartition de tous les produits alimentaires et agricoles;
* d'améliorer la condition des populations rurales;
* et de contribuer ainsi à l'expansion de l'économie mondiale et de libérer l'humanité de la faim;

constituent par les présentes l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, ci-après désignée sous le nom l'"Organisation", par l'intermédiaire de laquelle les membres se tiendront mutuellement informés des mesures prises et des progrès accomplis dans les champs d'activité énoncés ci-dessus".

L'Article premier définit le mandat de la FAO comme suit:

"1. L'Organisation réunit, analyse, interprète et diffuse tous renseignements relatifs à la nutrition, l'alimentation et l'agriculture. Dans le présent acte, le terme "agriculture" englobe les pêches, les produits de la mer, les forêts et les produits bruts de l'exploitation forestière.

2. L'Organisation encourage et, au besoin, recommande toute action de caractère national et international intéressant:

a) la recherche scientifique, technologique, sociale et économique en matière de nutrition, d'alimentation et d'agriculture;

b) l'amélioration de l'enseignement et de l'administration en matière de nutrition, d'alimentation et d'agriculture, ainsi que la vulgarisation des connaissances théoriques et pratiques relatives à la nutrition et à l'agriculture;

c) la conservation des ressources naturelles et l'adoption de méthodes améliorées de production agricole;

d) l'amélioration des techniques de transformation, de commercialisation et de distribution des produits alimentaires et agricoles;

e) l'institution de systèmes satisfaisants de crédit agricole sur le plan national et international;

f) l'adoption d'une politique internationale en ce qui concerne les accords sur les produits agricoles.

3. L'Organisation a en outre pour fonctions:

a) de fournir aux gouvernements l'assistance technique qu'ils demandent;

b) d'organiser, en coopération avec les gouvernements intéressés, les missions nécessaires pour les aider à exécuter les obligations nées du fait d'avoir souscrit aux recommandations de la Conférence des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et au présent acte; et

c) de façon générale, de prendre toutes dispositions voulues pour atteindre les buts de l'Organisation tels qu'ils sont définis dans le préambule."

Posté le : 23/01/2007 12:31
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Re: PRESENTATION de la FAO
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Encadré 2
VALEURS

Le domaine d'action de la FAO touche au plus fondamental des droits et des besoins de l'humanité, à savoir être libéré de la faim, ainsi qu'à des secteurs cruciaux de l'économie mondiale - agriculture, forêts et pêches.

Certaines valeurs fondamentales sous-tendent l'Acte constitutif auquel les États souscrivent en devenant membres de l'Organisation et sont énoncées dans le serment qui lie les fonctionnaires du secrétariat:

* Engagement. L'Organisation, de composition mondiale, se consacre à la promotion du bien-être commun grâce à la coopération entre nations; l'intégrité et le dévouement à cet idéal sont demandés aux fonctionnaires du secrétariat.
* Indépendance. La FAO est une instance au sein de laquelle les Membres s'efforcent d'élargir le consensus et, pour ce faire, l'impartialité du secrétariat est indispensable.
* Partenariats. La FAO appartient à la grande famille des institutions du système des Nations Unies consacrées à la promotion de la coopération économique et sociale internationale et reliées à l'Organisation des Nations Unies elle-même en vertu de l'Article 57 de la Charte; ses fonctionnaires appartiennent à une fonction publique internationale qui adhère à des principes communs.
* Compétence. On attend de la FAO qu'elle soit un centre d'excellence dans son domaine, son secrétariat œuvrant pour assurer les plus hauts niveaux d'efficacité et de compétence technique.
* Égalité. La FAO s'engage à promouvoir la pleine et égale participation des femmes au développement et à mettre en oeuvre le principe de parité parmi son personnel.
* Diversité. La FAO tire sa force, entre autres, du respect d'approches et de voies diverses vers une destination commune; son secrétariat recrute donc son personnel sur une base géographique aussi large que possible.
* Unité. En se réunissant au sein de l'Organisation, les nations affirment qu'elles croient à la nécessité d'une action collective et leur volonté d'agir en ce sens et le secrétariat accepte d'appliquer loyalement les décisions des membres de l'Organisation.

Posté le : 23/01/2007 12:37
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"Agriculture mondiale 2030: conclusions principales"
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Article trouvé sur http://www.fao.org/french/newsroom/news/2002/7833-fr.html


" La population mondiale passera d'environ 6 milliards de personnes aujourd'hui à 8,3 milliards en 2030. La croissance démographique augmentera à un rythme moyen de 1,1 pour cent par an jusqu'en 2030, contre 1,7 pour cent par an au cours des 30 dernières années. Parallèlement, une part toujours plus grande de la population sera bien nourrie. En conséquence, la croissance de la demande mondiale de produits agricoles devrait ralentir davantage, passant d'une moyenne de 2,2 pour cent par an durant les 30 dernières années à 1,5 pour cent par an jusqu'en 2030. Dans les pays en développement, le ralentissement sera plus sensible, de 3,7 pour cent pour les 30 dernières années à une moyenne de 2 pour cent jusqu'en 2030.

Toutefois, les pays en développement ayant des moyens de consommation faibles ou moyens, représentant environ la moitié de la population du monde en développement, verraient un ralentissement de la croissance de leur demande de 2,9 à seulement 2,5 pour cent par an, et une augmentation de la consommation par habitant.

La population mondiale sera de mieux en mieux nourrie d'ici 2030, avec des disponibilités de 3050 kilocalories (kcal) par personne, comparé à 2360 kcal/personne et par jour au milieu des années 60, et à 2800 kcal aujourd'hui. Ce changement traduit avant tout la consommation croissante dans de nombreux pays en développement, qui avoisinera en moyenne les 3000 kcal en 2030.

Le nombre de personnes affamées dans les pays en développement devrait diminuer et passer des 777 millions aujourd'hui à quelque 440 millions en 2030, selon l'étude de la FAO. Ceci signifie que l'objectif du Sommet mondial de l'alimentation de 1996, de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées par rapport à son niveau de 1990-92 (815 millions), ne sera pas atteint en 2030. L'Afrique subsaharienne est source de graves préoccupations, car le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation chronique ne baissera que de 194 à 183 millions, a déclaré la FAO.

Les modes de consommation s'uniformisent dans le monde entier, au profit d'aliments plus coûteux et de meilleure qualité, comme les produits carnés et laitiers, a fait remarquer la FAO. La consommation de viande dans les pays en développement, par exemple, est passée de seulement 10 kg par personne et par an en 1964-66 à 26 kg en 1997-99,et devrait s'établir à 37 kg par personne et par an en 2030. Le lait et les produits laitiers ont vu une croissance rapide, de 28 kg par personne et par an en 1964-66, à 45 kg aujourd'hui, voire 66 kg en 2030. La FAO prévoit des augmentations de la consommation de viande et de produits laitiers moins spectaculaires que par le passé.

Les céréales demeurent de loin les sources principales de nourriture, aussi bien pour la consommation humaine directe que pour la production de viande. Un milliard de tonnes de céréales supplémentaires seront nécessaires en 2030.

Les pays en développement deviendront toujours plus tributaires des importations de céréales, de viande et de lait, car leur production ne parviendra pas à répondre à la demande. En 2030, ils pourraient produire seulement 86 pour cent de leurs propres besoins céréaliers, avec des importations nettes qui passeraient des 103 millions de tonnes actuelles à 265 millions de tonnes en 2030. Les exportateurs de céréales traditionnels, comme les Etats-unis, l'UE, le Canada, l'Australie et l'Argentine, et les pays en transition en tant qu'exportateurs émergents, devraient produire les excédents nécessaires pour combler ce déficit. "Si les prix réels des aliments n'augmentent pas, et les exportations des produits et services industriels progressent comme auparavant, la plupart des pays pourront se permettre d'importer des céréales pour satisfaire leurs besoins. Cependant, les pays les plus pauvres sont généralement les moins à même de payer les importations".

L'utilisation de céréales pour l'alimentation animale ne contribue pas à la faim et à la sous-alimentation. Globalement, quelque 660 millions de tonnes de céréales servent à nourrir le bétail chaque année, ce qui représente un peu plus d'un tiers de l'utilisation céréalière totale dans le monde. Si ces céréales n'étaient pas utilisées pour les animaux, elles ne seraient probablement pas produites du tout, et ne seraient donc pas disponibles, dans la plupart des cas, pour la consommation, selon le rapport. Plus vraisemblablement, la demande réduite de céréales pour la production animale se traduirait par une baisse de la production.

La croissance future de la production vivrière dérivera en grande partie d'une meilleure productivité. Dans les pays en développement, près de 70 pour cent de l'accroissement de la production sera dû à l'augmentation des rendements, environ 20 pour cent à l'accroissement des terres arables et quelque 10 pour cent aux cultures multiples et au raccourcissement des périodes de jachère.

L'expansion des terres agricoles pour la production vivrière sera plus lente que par le passé. Au cours des 30 prochaines années, les pays en développement auront besoin de 120 millions d'hectares supplémentaires pour les cultures, ce qui signifie que moins de nouvelles terres seront mises en production qu'auparavant. L'expansion aura lieu essentiellement en Afrique subsaharienne et en Amérique latine. Une part considérable de ces terres supplémentaires viendra probablement du déboisement. Dans d'autres régions en développement, pratiquement toutes les terres utilisables sont déjà exploitées. Certains pays et communautés se heurteront à des problèmes liés au manque de terres.

Durant les années 90, le monde a perdu une superficie boisée de 9,4 millions d'hectares par an, soit environ trois fois la Belgique. Néanmoins, le taux de déforestation a été plus lent que dans les années 80, et, à l'échelle mondiale, la déforestation continuera probablement à ralentir à l'avenir, même si l'expansion des terres agricoles devra venir en grande partie des forêts, et la consommation mondiale de bois rond industriel devrait progresser de 60 pour cent par rapport aux niveaux actuels.

L'irrigation est cruciale pour les approvisionnements alimentaires du globe. Les pays en développement devraient étendre leurs superficies irriguées qui passeraient de 202 millions d'hectares aujourd'hui à 242 millions d'hectares en 2030.

Au niveau mondial, la planète dispose de suffisamment d'eau, mais certaines régions seront néanmoins victimes de graves pénuries. Les pays en développement devraient connaître une augmentation de 14 pour cent des prélèvements d'eau pour l'irrigation d'ici 2030. Un pays en développement sur cinq souffrira du manque d'eau. Deux pays, la Jamahiriya arabe libyenne et l'Arabie saoudite, utilisent déjà plus d'eau pour l'irrigation que leurs ressources annuelles renouvelables, en puisant dans les eaux souterraines fossiles. Dans de vastes zones d'Inde et de Chine, les niveaux de la nappe phréatique tombent de 1 à 3 mètres par an. Ces régions devront utiliser l'eau de façon plus efficace. L'agriculture compte pour environ 70 pour cent de toute l'eau douce prélevée pour l'utilisation humaine. Une économie d'eau dans le secteur agricole augmenterait la disponibilité d'eau pour d'autres secteurs.

Les biotechnologies modernes permettraient d'améliorer la sécurité alimentaire. Si on conjure les menaces pour l'environnement dérivant des biotechnologies, et si les technologies sont abordables et orientées vers les besoins des pauvres et des personnes sous-alimentées, les plantes génétiquement modifiées pourraient aider à soutenir l'agriculture dans les zones marginales et à régénérer et remettre en production les terres dégradées. Pour répondre aux préoccupations des consommateurs, la FAO a invité à améliorer les protocoles d'essais et de sécurité sanitaire pour les organismes génétiquement modifiés.

D'autres technologies prometteuses sont apparues, conjuguant l'accroissement de la production avec une meilleure protection de l'environnement. Il s'agit notamment de l'agriculture de conservation ou de l'absence de travail du sol et de la lutte intégrée contre les ravageurs et de la gestion des éléments nutritifs. Localement, l'agriculture biologique pourrait devenir une variante réaliste de l'agriculture traditionnelle au cours des 30 prochaines années.

La demande future de produits animaux et laitiers peut être satisfaite, mais il faut affronter les conséquences de l'accroissement de la production, a noté la FAO. La production se détournera des systèmes de pâturage extensifs au profit de méthodes plus intensives et industrielles. "Ceci pourrait constituer une menace pour les 675 millions de ruraux pauvres qui dépendent de l'élevage pour vivre. Si l'on ne prend pas de mesures correctrices, les pauvres auront plus de mal à rivaliser sur les marchés et pourraient devenir marginalisés, sombrant dans une misère encore plus profonde. Si le contexte de politique est favorable, la croissance future de la demande de produits animaux pourrait permettre aux familles pauvres de se procurer des revenus et des emplois additionnels". Les problèmes d'environnement et de santé posés par la production industrielle de viande (élimination des déchets, pollution, propagation des maladies animales, utilisation excessive d'antibiotiques) doivent également être affrontés.

Le changement climatique pourrait accroître la dépendance de certains pays en développement à l'égard des importations alimentaires. L'effet global du changement climatique sur la production vivrière mondiale d'ici 2030 devrait se faire sentir de façon limitée. La production augmentera probablement dans les pays développés. Les petits agriculteurs des zones victimes de la sécheresse, des inondations, de l'invasion d'eau salée ou des ondes de tempête seront les plus durement frappés. Certains pays, essentiellement d'Afrique, devraient devenir plus à risque d'insécurité alimentaire.

Avec de nombreux stocks marins désormais totalement exploités ou surexploités, les disponibilités futures de poisson seront probablement limitées. La part des pêches de capture dans la production mondiale continuera à baisser, tandis que la contribution de l'aquaculture à la production halieutique mondiale continuera à progresser. La capacité de la flotte mondiale de pêche devrait être portée à un niveau de rendement maximal constant, a déclaré la FAO. "Les politiques passées ont encouragé le renforcement de la capacité excédentaire et incité les pêcheurs à accroître les prises au-delà des niveaux soutenables. Les responsables politiques doivent prendre des mesures pour inverser cette situation."

-------------------
(*)Le rapport résumé est une version condensée des résultats de l'étude technique de la FAO "Agriculture mondiale: horizon 2015/2030" qui sera publiée dans un second temps. Le rapport présente la dernière évaluation par la FAO de l'évolution à long terme de l'alimentation, de la nutrition et de l'agriculture dans le monde. La FAO a publié des études analogues sur l'agriculture mondiale en 1995, 1988, 1981 et 1970. Les projections concernent environ 140 pays et 32 produits de l'agriculture et de l'élevage. "


Posté le : 23/01/2007 12:57
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Re: "Agriculture mondiale 2030: conclusions principales"
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Conclusions
Défis et réponses par des mesures de politiques

Les exploitants et les pays qui sont tributaires des exportations de produits de base doivent lutter contre la baisse à long terme et la volatilité à court terme des prix réels des produits de base sur les marchés internationaux. La baisse à long terme des prix réels traduit le fait que la productivité et la production croissent plus vite que la demande. La volatilité est due à l'impact de facteurs exogènes, telles les conditions météorologiques. Ces problèmes sont aggravés par les distorsions du marché causées par les droits de douane et les subventions appliquées dans les pays développés, les droits de douane en vigueur dans les pays en développement et le pouvoir économique de certaines chaînes de distribution des produits contrôlées par des grandes sociétés transnationales. Ces distorsions restreignent également l'accès aux marchés lucratifs et freinent toute tentative des producteurs et des pays exportateurs de capter une part plus grande du prix du produit final.
Les gains de production dépassent la demande

Les rendements moyens des principaux produits agricoles exportés ont augmenté de près d'un tiers au cours des deux dernières décennies. Parallèlement, de nouveaux producteurs importants sont entrés sur le marché pour commercialiser leurs produits, le Viet Nam en tant que producteur de café, par exemple.

Si la productivité accrue et l'entrée de nouveaux producteurs déclenchent une hausse rapide de l'offre, la demande de produits de base, elle, n'augmente que lentement, même dans un contexte de baisse des prix et de hausse du revenu des consommateurs. Dans les années 90, le commerce des produits primaires n'a augmenté que d'un tiers par rapport au rythme de croissance des produits manufacturés.

La volatilité des prix internationaux des produits de base peut estomper les baisses des prix à plus long terme qui devraient conduire à des ajustements de l'offre et de la demande. Par ailleurs, du côté de l'offre, les producteurs ne peuvent pas augmenter ou baisser rapidement leur production lorsque les prix changent, surtout lorsqu'il s'agit de cultures de plantes vivaces. Par conséquent, la production peut être maintenue même lorsque les prix baissent, ce qui aggrave les problèmes de déséquilibre du marché. Du côté de la demande, une baisse des prix n'incite pas, en général, les consommateurs des pays développés à acheter plus de produits alimentaires ou de produits de base. Beaucoup de produits de base sont considérés comme des produits indispensables qui doivent être achetés quelles que soient les variations de prix. Quoi qu'il en soit, les variations de prix des produits de base sont à peine perceptibles au niveau de la vente au détail, car le prix des produits de base ne représente généralement qu'une petite fraction du prix de détail des produits transformés. Dans les pays en développement, où le degré de transformation peut être moindre, la demande d'un produit de base peut augmenter plus rapidement en cas de baisse des prix mondiaux. Dans nombre de ces pays, cependant, la diversité des mesures prises en termes de politiques laisse supposer que les prix intérieurs ne traduisent pas les évolutions des prix mondiaux.
Affronter les problèmes de l'offre excédentaire

Dans les années 70 et 80, les gouvernements avaient essayé de trouver une solution aux problèmes des variations de prix des produits de base par le biais d'accords internationaux de produits destinés à stabiliser les prix. Ces accords s'appuyaient sur des accords portant sur les contingents d'exportation ou la régulation des stocks et visaient à maintenir des prix rémunérateurs et stables. Dans l'ensemble, on considère que leur mission a échoué. A la fin des années 80, la plupart avaient été dissous ou portaient sur l'échange d'information et l'amélioration de la transparence des marchés.

L'effondrement des produits de base à la fin des années 90 a relancé l'intérêt de contrôler l'offre par le biais d'«accords seulement destinés aux producteurs». Dans le cas du café, par exemple, les pays producteurs ont conclu une alliance visant à la rétention des exportations pour faire grimper les prix. Cependant, le maintien de la discipline entre les membres s'est révélé difficile, notamment face à la concurrence agressive des «resquilleurs» non-membres.

Les difficultés rencontrées dans la mise en place de mécanismes interventionnistes durables dans un cadre coopératif ont relancé l'intérêt pour des systèmes de prix garantis ou de prix prévisionnels, voire d'autres instruments permettant de gérer les risques liés à la volatilité des prix des produits de base. Bien que prometteurs, il reste à ces mécanismes institutionnels de faire la preuve qu'ils peuvent s'appliquer de manière généralisée.

A long terme, la meilleure façon d'éliminer l'offre excédentaire de certains produits de base est de réduire la production dans des marchés très protégés, aux coûts élevés, et d'améliorer parallèlement la demande en atténuant la pauvreté et augmentant les revenus dans les pays les plus pauvres. Dans les pays développés, le défi consiste à soustraire de la main-d'œuvre et des superficies cultivées à la production de produits de base excessivement subventionnés et de permettre aux producteurs de s'orienter vers d'autres sources d'emploi et de revenu. Les premiers producteurs à sortir des marchés débarrassés des droits de douane, des subventions et d'autres distorsions devraient être ceux dont les coûts de production sont les plus élevés. Dans certains cas, tels le coton, le sucre, les produits laitiers et le riz, il pourrait s'agir des producteurs de l'Union européenne ou des Etats-Unis qui ont bénéficié de subventions généreuses, et non des producteurs des pays les moins avancés (PMA) qui luttent pour produire des produits de qualité élevée à moindre coût. Cependant, dans les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'élimination du soutien à la production n'entraînera pas automatiquement une augmentation des exportations des PMA. Les principaux bénéficiaires immédiats pourraient être les exportateurs des pays développés non subventionnés et quelques-uns des pays en développement les plus avancés.

La diversification peut être un moyen pour les producteurs des pays en développement de ne plus être tributaires des produits de base pour lesquels l'offre excède la demande. Toutefois, elle n'est pertinente que si les exploitants ont de nombreuses autres possibilités, notamment une meilleure valorisation des cultures, la transformation de produits de base en produits à valeur ajoutée, et des activités non agricoles. En outre, la diversification exige l'accès au crédit, à la formation et à d'autres ressources dont ils auraient besoin pour tirer parti de ces possibilités.

Plusieurs pays en développement sont devenus des exportateurs performants de fruits, de légumes et d'autres produits non traditionnels. Dans une large mesure, les principaux bénéficiaires sont de grandes exploitations commerciales implantées dans des pays disposant d'infrastructures plus modernes. Les petits producteurs et les PMA ont été moins à même de mobiliser les investissements et la formation nécessaires pour s'orienter vers de nouvelles cultures et répondre aux normes de qualité élevées et aux délais de livraison rigoureux imposés par les supermarchés. La mise sur pied de structures institutionnelles permettant d'aider les petits exploitants à participer à ces évolutions reste un défi.

La transformation des produits de base en produits à valeur ajoutée est une autre façon pour les producteurs de se diversifier et de capter une part plus grande de la valeur du produit final. La différence de valeur entre les produits de base et les produits de consommation peut être très importante. Cependant, les possibilités d'une telle diversification verticale sont souvent bloquées par la progressivité des droits de douane, notamment dans les pays développés, et par les obstacles à l'accès au marché dressés par la concentration des structures économiques.
Des solutions du côté de la demande pour résoudre les problèmes d'offre excédentaire

Les problèmes de l'offre excédentaire peuvent également être traités à l'aide de so-lutions venant de l'autre côté du marché, visant à stimuler la demande dans les pays consommateurs.

Les campagnes de promotion générique ont prouvé qu'elles parvenaient à stimuler la demande de certains produits de base. Contrairement à la publicité favorisant des produits ou des marques particulières, la promotion générique a pour but d'augmenter la demande agrégée de produits de base comme la banane ou le thé. Une campagne de promotion prolongée montrant la valeur énergétique de la banane a contribué à tripler la consommation au Royaume-Uni, et fait de la banane le fruit le plus populaire dans le pays.

Des campagnes de promotion générique analogues pourraient stimuler la consommation d'autres produits de base. Cependant, sans une analyse et une planification sérieuse, ce seront les transformateurs et les distributeurs qui en tireront le plus grand profit, ne laissant rien ou pas grand-chose aux producteurs des pays en développement. Par ailleurs, il convient d'admettre qu'il n'est pas aisé de trouver un responsable institutionnel pour encadrer de tels programmes, ainsi que les moyens de les financer, et de réduire au minimum les problèmes d'effets d'aubaine.

Les inquiétudes des consommateurs à l'égard de la sécurité sanitaire des aliments, des questions liées à l'environnement et de la justice sociale ont créé un autre créneau. Les exploitants qui vendent des produits certifiés issus de l'agriculture biologique ou du commerce équitable semblent bénéficier d'un meilleur accès au marché et de prix plus élevés que les producteurs traditionnels. Bien que la part de marché des produits alimentaires certifiés soit encore réduite, les ventes de ces produits connaissent une croissance soutenue et rapide. La certification peut également apporter d'autres avantages aux exploitants car elle renforce leur position de négociation et leur accès au crédit.

Malgré ces avantages, les petits exploitants des pays en développement rencontrent beaucoup d'obstacles lorsqu'ils essaient de tirer parti d'une certification liée à l'agriculture biologique ou au commerce équitable. La conversion à l'agriculture biologique exige des investissements et de la formation. Par ailleurs, les investissements en amont peuvent augmenter les coûts de production et diminuer les rendements.

Bien que les producteurs puissent rentabiliser leurs investissements en vendant leurs produits sur des marchés spécifiques, la procédure de certification en elle-même peut être coûteuse, surtout pour les petits exploitants des pays en développement qui n'ont pas accès à des organismes locaux de certification et doivent faire appel à des agences étrangères. Un cahier des charges rigoureux, incluant la tenue d'une comptabilité et la traçabilité, peut également poser de sérieux problèmes aux petits producteurs. Il en résulte que certains programmes de certification favorisent les grandes exploitations commerciales. Le système de commerce équitable, qui a été créé spécialement pour favoriser les petits producteurs des pays en développement, ne concerne actuellement qu'un marché très étroit dans les pays développés.
Eliminer les distorsions du marché

Les problèmes d'offre excédentaire sur les marchés mondiaux des produits de base ont été aggravés par les politiques des gouvernements et la concentration du marché. Les droits de douane élevés sur les produits agricoles et les subventions internes à la production dans les pays développés limitent l'accès au marché et pèsent sur les prix des produits de base. Dans les pays en développement, les marchés des produits agricoles sont ceux qui croissent le plus rapidement tout en étant également les plus protégés.

Dans de nombreux cas, le soutien interne isole les producteurs des pays développés des forces du marché. En outre, il les encourage à augmenter leur production même lorsque les prix sont bas et leur permet d'exporter à des prix nettement inférieurs à leurs coûts de production. Les Etats-Unis et l'UE sont ainsi les plus grands exportateurs de coton, de blé, de maïs, de poudre de lait écrémé et de sucre. Ces produits de base sont exportés à des prix inférieurs à ceux qu'ils atteindraient dans un marché équilibré, et dans certains cas, à des prix inférieurs aux coûts de production.

Incapables de lutter contre des prix mondiaux maintenus artificiellement bas, les exploitants des pays en développement perdent des parts de marché et souffrent d'une concurrence inéquitable dans les marchés locaux. Les subventions déséquilibrent également les structures de coûts de plusieurs pays producteurs et donnent aux producteurs les moins efficients une prime à l'augmentation de la production. La charge de l'offre excédentaire est transférée aux producteurs des pays en développement, bien que ces derniers soient en mesure de produire à moindre coût. Parallèlement, la libéralisation pourrait avoir une incidence négative sur les pays en développement importateurs de produits alimentaires car la suppression des droits de douane et des subventions entraînerait une hausse des prix de ces produits et du coût de leur importation.

Le contrôle des chaînes de valeur des produits de base par un petit nombre de sociétés puissantes peut aussi faire baisser le prix des produits de base et réduire la part du prix du produit final qui revient au producteur. Lorsque les marchés mettent en présence un grand nombre de fournisseurs en concurrence et une poignée d'acheteurs aux moyens financiers énormes, ce sont les acheteurs qui ont le plus de marge de manœuvre pour fixer les prix. Si les acheteurs sont également liés aux entreprises de transformation et aux entreprises de vente au détail qui interviennent dans les chaînes de produits intégrés verticalement, ce sont encore eux qui peuvent capter la plus grande part de la valeur du produit final. En revanche, il convient d'admettre que, compte tenu des économies d'échelle importantes qui existent dans la plupart des segments de l'industrie alimentaire, les liens tissés entre les sociétés transnationales et les petits producteurs peuvent contribuer à sortir les producteurs ruraux appauvris des PMA de leur marginalisation.

Des études montrent que lorsque les prix des produits de base augmentent, le prix le plus élevé est rapidement transféré aux consommateurs. Mais lorsque les prix des produits de base baissent, les prix de détail suivent rarement la tendance. Depuis le début des années 90, par exemple, alors que les prix du café ont chuté, la valeur des ventes mondiales de café au détail a plus que doublé. La part de ces ventes reçue par les pays exportateurs de café est passée d'environ 35 pour cent à moins de 10 pour cent.
Programme d'action

La résolution des problèmes de l'offre excédentaire et l'élimination des distorsions du marché exigeront de prendre des mesures diverses aux niveaux national et international.

Dans le cadre des négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la priorité doit être placée sur la réduction des droits de douane sur les produits agricoles, du soutien à la production et des subventions aux exportations dans les pays développés, et sur l'élimination de la progressivité des droits de douane, qui pénalise les exportations de produits transformés des pays en développement. Parallèlement, les pays en développement devraient réduire leurs droits de douane afin d'encourager le commerce entre les pays de ce groupe et de permettre aux consommateurs de bénéficier de la baisse des prix mondiaux. Une attention accrue doit être accordée aux PMA, car beaucoup sont lourdement tributaires des exportations de produits de base et des importations de produits alimentaires. Les mesures qui pourraient être prises pour aider les pays en développement à tirer profit des marchés des produits de base sont les suivantes:

* renforcer les capacités pour exploiter les possibilités d'échange et participer efficacement aux négociations commerciales;
* aborder la question de la réduction progressive des préférences commerciales en faveur des pays à faible revenu et étudier la manière éventuelle de compenser toute perte de ces préférences dans le cadre de la libéralisation progressive du commerce;
* mobiliser les ressources pour appuyer les campagnes de promotion générique et la diversification vers des exportations de produits agricoles non traditionnels, et ajouter de la valeur en exportant des produits transformés;
* concevoir des programmes aux niveaux national et international pour aider les producteurs à se prémunir contre les chocs qui pourraient causer des dégâts à leurs cultures ou faire chuter les prix sur les marchés internationaux. L'assurance contre les intempéries, les systèmes de prix préférentiels et de prix de marché garantis sont des mécanismes qui ont été proposés pour lutter contre la volatilité inhérente aux marchés des produits agricoles;
* améliorer la qualité des informations communiquées aux producteurs et aux négociants sur les possibilités d'accords contractuels avec les supermarchés et les exigences techniques de la certification des produits issus de l'agriculture biologique et du commerce équitable;
* élaborer des programmes internationaux pour augmenter le flux de ressources injectées dans l'agriculture et le développement rural, augmenter la compétitivité de l'agriculture et des secteurs non agricoles en développement qui offriront d'autres sources d'emplois et de revenus;
* appuyer les coopératives et toute action des producteurs pour s'organiser commercialement afin d'augmenter leur marge de manœuvre dans des marchés dominés par des sociétés transnationales puissantes;
* s'assurer que les exploitants ont accès à l'information, à la formation, au crédit et aux autres ressources dont ils ont besoin pour s'orienter vers des productions à plus forte valeur et des activités de transformation ou créatrices de revenus;
* accroître les investissements pour améliorer l'efficacité de la production intérieure de produits alimentaire dans les pays en développement et la rendre plus compétitive par rapport aux importations de produits alimentaires.

Posté le : 23/01/2007 17:32
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invité(e)...
Re: PRESENTATION de la FAO
invité(e)...
Ok Simon, t'as fait tout le boulot! Quelles sont tes sources stp?
Du coup je vais essayer de compléter tout ça. Si c'est possible...
A+
JM

Posté le : 23/01/2007 18:35
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