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"rédaction finale"
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Pour ne pas se mélanger les pinceaux, ajoutons ici la rédaction de nos parties respectives.

Il serait interessant aussi de rependre le plan en inscrivant dans chaque partie les points principaux, pour faire une synthèse claire à remettre aux autre.

Posté le : 28/01/2007 15:22
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Plan
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Intro

Partie I : Changer l'ordre du monde : "construire un monde libéré de la faim"

1°-historique. (Mathieu)
- La creation de la FAO
- 50ans d'évolution de l'organisation

2°- idéal.
- Une organisation marqué par un idéal fort
- Pb : les critique de la FAO (sylvain)


Partie II : La place de la FAO sur la scène internationale : actions et influence idéologique

1°- Programmes
(faits) :
- arène ("négocier des accord")
- forum ("débattre de politique", "source de savoir et d'information")
- action sur le terrain

2°- Limites : une Organisation défaillante dans la définition de véritable politique publique
(sylvain)
- Difficultés pratique
- "défaillance discursive"

Conclusion

Posté le : 28/01/2007 15:24
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Synthèse
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II - 2°- Limites : une Organisation défaillante dans la définition de véritable politique publique

Difficultés pratiques :

- Une bureaucratie internationale
- Manipulation et neutralisation
- Manque de lien avec la société civile.

Les conséquences de ces difficultés sur la production de référentiel politique

- L’absence de définition d’une politique claire
- L’incapacité à s’imposer comme un « interlocuteur légitime et reconnu ».
- « Une position technique, suiviste, cantonnée aux enjeux de production »


Posté le : 28/01/2007 15:27
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I- 2°- b°- Les critiques
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21/09/2006 2:21
De bout !
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La FAO, qui se présente avec un idéal fort et unificateur, se trouve en fin de compte touché par de nombreuses critiques. Celles-ci sont directement liées aux limites et difficultés qu’elle rencontre dans la mise en place de ses action et dans l’influence de son idéologie.

Les critiques

La dépendance vis-à-vis des pays riches
La Fao se présente comme une "tribune neutre" où les pays développés et les pays en développement sont sur un "pied d'égalité" au nom d'un "intérêt commun". Avec comme objectif proclamé d' « aider à construire un monde libéré de la faim», la FAO se place de prime abord comme une instance idéale, libéré des contingences de la situation hiérarchique des puissances. Mais comme tous organes de l'ONU, elle détient ses financements de ces même pays, qui ne financent pas les projets indépendamment de leurs intérêts propres. Les paysans des pays pauvres n'arrivent pas à vendre leurs production à des prix rémunérateurs en raison de la baisse des cours des produits agricoles liée aux subventions à l’agriculture de l’Union Européenne (La PAC) et des Etats-Unis. Or ces même pays déversent leurs excédents sous forme d'aide alimentaire, par l’intermédiaire des programmes de la FAO. Cela entame l’idée de neutralité mise en avant par l’organisation. Elle a été notamment critiqué pour ces envois massif de nourriture lors de ses plans d’aide alimentaire. En effet, ceux-ci empêchait le commerce local, en raison de la concurrence de la nourriture gratuite. Elle remédiât à cette situation en redistribuant de la nourriture acheté sur le commerce local. Mais la principale critique est d’ordre idéologique.


C’est en effet au niveau de son inclination vis-à-vis des pays riches et du model néo-libéral que des critiques se font entendre. En effet Via Campesina, un rassemblement de paysans du monde entier, se montre très critique vis-à-vis de la FAO. Dans un article intitulé « la FAO doit revenir à son mandat initial », en date du 20 novembre 2006, cette association constate que « la FAO s’est progressivement éloignée de son mandat original, tant et si bien que les mouvements sociaux et d’autres organisations de la société civile commencent à se demander si la FAO ne constitue pas un élément du problème plutôt qu’une solution possible. » La Via Campesina n’est toutefois pas favorable à une suppression de la FAO : bien au contraire, elle souhaite qu’enfin les Etats membres donnent à cette institution les moyens de fonctionner pleinement. Par ailleurs, Via Campesina déplore les « sabotages » auxquels ont notamment recours les Etats-Unis, le Canada et l’Union Européenne – lorsqu’il s’agit d’empêcher la mise en application de mesures qui nuiraient à leurs secteurs agricoles respectifs. Elle déplore également le fait que la FAO se soit « inclinée devant l’OMC, la Banque mondiale et le FMI ainsi que les Accords de Libre Echange. » Au-delà de ces critique, il s’agit maintenant d’analyser dans les faits les limites de cette organisation.



Les limites : une Organisation défaillante dans la définition de véritable politique publique

La Fao est à la fois une arène ("négocier des accord") et un forum ("débattre de politique", "source de savoir et d'information"). Elle présente donc une double ambition, dans laquelle elle se positionne comme un lieu de convergence nécessaire des différents acteurs de la scène internationale sur le plan agricole et comme instance de « fabrication des normes de politique publique ». C’est en effet l’expression de Eve Fouilleux dans son article « Acteurs et concurrences dans la fabrication des référentiels internationaux. La FAO et les normes de politique agricole ». Nous nous appuierons sur son analyse, tirée d’une observation participante dans l’organisation, pour comprendre ses limites et ses défaillances. Nous verrons ainsi un premier aspect liée aux difficultés pratiques puis, enfin leurs conséquences en terme de « défaillances discursives sur des thèmes majeurs » c'est-à-dire le problème de définition de politique publique.

- Difficultés pratiques :
Les difficultés de l’organisation se divisent selon Eve Fouilleux, à trois causes principales, que sont le poids et la nature de la bureaucratie de l’organisation, l’inégalité du rapport de force entre les tiers et l’abstraction de ses modes d’action vis-à-vis de la société civile.

- Une bureaucratie internationale
Dans un premier temps, les problèmes que rencontre la FAO s’incarne dans la nature spécifiquement bureaucratique de l’organisation. En étant divisée en plusieurs départements, la production d’un discours clair et unitaire devient problématique. De plus la formation professionnelle des ses membres, qui sont en grande majorité des ingénieur agronomes, induit une conception spécifique du secteur agricole. En effet la vision de l’agriculture est essentiellement centrée sur la technique en vue d’une amélioration quantitative de la production. De plus la formation complémentaire des cadres de l’organisation en économie implique une vision économiste abstraite (« pure ») par opposition à l’économie appliqué (« sectorielle »). Le dernier problème de cette bureaucratie internationale est celui du leadership des dirigeants de l’organisation. Ceci « ne sont pas choisis pour leurs compétence plus souvent pour des raisons de strict rapport de force politique » (ibid.).

- Manipulation et neutralisation.
La deuxième difficulté de l’organisation provient du rapport de force politique entre les membres. La FAO s’est trouvée être, lors de sa création et de ses début, incapable d’avoir un véritable poids politique. En effet, au moment de l’opposition entre les deux blocs, les puissances internationales refusèrent de diminuer leurs prérogatives. La FAO ne pu fonder de véritable politique publique ainsi qu’une recherche approfondie et se contentât d’agir dans le domaine de financement de projet. Ainsi, alors que l’idéal de l’organisation, édicté lors de sa création à la conférence de Hot Springs (1943), était « offensifs », voire même « révolutionnaire » (paiement de prix convenable aux producteurs, salaire minimum, garantie d’un seuil d’alimentation pour les mère d’enfants en bas age, intervention directe des gouvernements dans la commercialisation, stockage, transformation et transport de denrée alimentaire), les actions réelles ont été plus que frileuses. Ce sont en fin de compte les institutions du consensus de Washington qui ont finalement proposées des critères _normes et recette pour l’agriculture_ qui se bornent à demander un retrait de l’état du secteur agricole et un démantèlement des politiques agricoles existantes. La FAO s’est donc spécialisé sur des projet localisés d’assistance technique. Cependant, même ces projets se sont révélé être loin des préoccupations réelles de la société civile.

- Manque de lien avec la société civile.


- Les conséquences de ces difficultés sur la production de référentiel politique

- L’absence de définition d’une politique claire
- L’incapacité à s’imposer comme un « interlocuteur légitime et reconnu ».
- « Une position technique, suiviste, cantonnée aux enjeux de production »

Posté le : 28/01/2007 15:37
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Re: Plan
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Salut à tous,
J'ai plus ou moins terminé ma partie jeudi, en synthèse avec Simon. Là je suis à une réunion de famille donc je ne peux pas la mettre en ligne, je fais ça ce soir.
Par contre on a pas débattu du plan proposé: a priori ça ne correspond par pour la deuxième partie à ce qu'on a fait.
Il me semble aussi, mais je peux me tromper, qu'on n'est pas très centrés sur le sujet: les négociations. Le nom OMC n'apparaît pas dans le plan...
J'essaye de vous joindre par tél dans la soirée pour en discuter?

Posté le : 28/01/2007 17:17
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Re: Plan
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Nous avons essayé de vous joindre tout le weed-end mais les numéros ne marchaient pas.

Pour le plan...on a fait ce qu'on a pu à 3. C'est sûr qu'une concertation était nécessaire.

Pour la deuxième partie ça correspond à au travail de Vincent (programmes d'action) et de sylvain (limites & défaillance). Et vous, qu'avez vous fait ?

On reste connecter pour finir ce soir...a tt 2suite

Tel : Mathieu : 0608789541
Sylvain : 0668172157
vincenr: 0603019436

Posté le : 28/01/2007 21:01
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Historique
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La création de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)

Un contexte mûr
Au début du XXe siècle un certain nombre de facteurs sont réunis afin de d’élaborer une coopération internationale en matière d’alimentation et d’agriculture.
Tout d’abord, la jeune science de la nutrition, qui se développe entre 1890 et 1939, étend le savoir en matière de nutrition animale et humaine. Ces nouvelles connaissances des vitamines et des minéraux vont permettre de comprendre les besoins énergétiques nécessaires à la santé de l'organisme humain. Ensuite lors de la Crise des années 30 la recherche révèle le nombre de personnes mal nourries et met en évidence l'étroite corrélation entre le revenu et la malnutrition. L'agriculture et les agriculteurs vivent des heures difficiles, bon nombre d'entre eux perdant leur exploitation agricole malgré une production excédentaire que la population mal nourrie n'a pas les moyens d'acheter. On constate alors que l'agriculture est aussi indissolublement liée à l'intérêt public que l'instruction. Suite à cela, la Société des Nations reconnaît par résolution que " la relation entre la nutrition et la santé de la population est devenue un problème économique et social reconnu par une vaste majorité et […] que ce problème est étroitement lié aux problèmes mondiaux en matière d'agriculture ". Publié en 1937 L'Alimentation dans ses rapports avec l'hygiène, l'agriculture et la politique économique, appelle à un front commun contre la pauvreté, l'ignorance et la maladie. Bien que disparue par la suite de la scène politique, la Société des Nations a lancé un mouvement mondial pour l'alimentation dont le flambeau allait être repris à Hot Springs. La Deuxième Guerre mondiale détruit les moyens de production et de transport des aliments, rompt les voies commerciales traditionnelles et provoque un bouleversement majeur des politiques intérieures d'alimentation et d'agriculture. Chaque pays doit désormais stimuler la production intérieure, mettre en place un système de gestion des subsistances, y compris le rationnement et le contrôle des prix, et nourrir ses forces armées.


Vers la création de la FAO
Le processus de deux ans qui donnera naissance à la FAO se déroule pendant que le monde entier vit une guerre mondiale incroyablement destructrice. Les Alliés et l'opinion publique sont obsédés par le retour et le maintien de la paix mondiale. Le désespoir, l'espoir, et l'anxiété règnent : on se rend compte que la planète sera une ou ne sera pas; que les nations doivent et peuvent se donner la main pour empêcher l'éclatement d'autres conflits; que l'humanité peut miser sur l'abondance et la paix si les victoires de la science sont mises à la portée de tous. La première question sur laquelle se penchent les nations alliées est celle de l'alimentation et l'agriculture, besoin fondamental dont les répercussions et les acteurs débordent largement le cadre politique.
Conférence des Nations Unies sur l'alimentation et l'agriculture, Hot Springs, Virginie (États-Unis), 18 mai - 3 juin 1943
En octobre 1942, l'Australien Frank L. McDougall signe une note intitulée A United Nations programme for freedom from want of food qui met en évidence le besoin de régimes de subsistances adéquats pour toutes les nations et non seulement les pays développés. D'après lui, la création d'une organisation internationale pour l'alimentation et l'agriculture serait la première étape vers la création d'un organisme mondial voué à la paix, au plein emploi et à l'amélioration du niveau de vie. Au beau milieu de la guerre, des délégués de 45 pays se rendent en Virginie pour traiter des problèmes biologiques, sociaux et économiques les plus fondamentaux. Tout en espérant faire un apport utile à l'avenir de la coopération internationale, " personne ne semblait savoir sur quoi exactement porterait la conférence ni comment elle allait se dérouler. " Ainsi, dès l'ouverture, " il régnait un sentiment unanime selon lequel il était peu probable que la Conférence donne un quelconque résultat. " En effet, n'ayant aucune indication que la Conférence serait autre chose qu'un nouvel exercice de réflexion sur trois grands sujets, à savoir la mise en rapport de la consommation alimentaire et des besoins, l'augmentation de la production pour répondre aux besoins de consommation, et la contribution à une meilleure distribution, de nombreux pays n'ont ni délégué de diplomates ni élaboré de positions solides sur une politique éventuelle. Cependant, peut-être justement parce que les participants étaient principalement des experts techniques en nutrition, en agronomie, en pêche et en statistique plutôt que des diplomates et des politiciens, cette conférence plus ou moins improvisée sans objectifs précis à court ou à long terme s'est néanmoins avérée poser la pierre angulaire d'une organisation internationale vouée à l'alimentation et à l'agriculture. Elle marquait le point de départ concret d'une coopération internationale centrée sur l'approvisionnement en vivres pour la vie et la santé de tous comme condition essentielle de la paix dans le monde. Après deux semaines de rencontres, de débats et d'ébauches, la Conférence de Hot Springs dépose un acte final composé de trente-trois recommandations, trois rapports sur la production, la consommation et la distribution, et enfin une résolution. " Comme c'est toujours le cas dans les conférences de ce genre, aucune recommandation n'était exécutoire; une recommandation a toujours une certaine force morale mais ici, une seule recommandation liait les gouvernements. Elle portait sur l'exécution d'une étude plus poussée du problème et, plus précisément, sur l'élaboration de plans pour la création d'une organisation internationale permanente vouée à l'alimentation et à l'agriculture. " À cette fin, la Conférence de Hot Springs crée une commission intérimaire de l'alimentation et de l'agriculture qui doit préparer un plan précis visant la mise en place d'une organisation permanente dont les travaux devaient commencer le 15 juillet 1943 à Washington (centre de planification et d'élaboration des politiques de guerre des Alliés).

Les travaux de la Commission intérimaire de l'alimentation et de l'agriculture (1943-1945) des Nations Alliées formuleront un plan précis en vue de la création officielle d'un organisme permanent dans le domaine de l'alimentation et de l'agriculture. Le 16 octobre la première session de la conférence se réunie à Québec. La FAO est la première des institutions spécialisées des Nations unies. L’acte constitutif de la FAO révèle dans son article premier : « Art. I Fonctions de l’Organisation 1. L’Organisation réunit, analyse, interprète et diffuse tous renseignements relatifs à la nutrition, l’alimentation et l’agriculture. Dans le présent Acte, le terme «agriculture» englobe les pêches, les produits de la mer, les forêts et les produits bruts de l’exploitation forestière. »
la volonté de répertorier, de cartographier l’alimentation et l’agriculture. Le rôle de l’expertise apparaît prééminent sur celui de l’action. Celle-ci n’est citée qu’au point trois de ce même article : « 3. L’Organisation a en outre pour fonctions: a) de fournir aux gouvernements l’assistance technique qu’ils demandent ». La participation massive d’experts et/ou de scientifique à la commission intérimaire de l’alimentation et de l’agriculture se fait ici ressentir. De plus, cette primauté accordée à la technique, à l’application d’outils universels comme solution salvatrice n’a pas été sans conséquences sur les premières actions menées par l’Organisation. Les effets de ce que l’on a appelé la Révolution Verte (intensification variétés à haut rendement (principalement blé et riz), l'utilisation des engrais minéraux et des produits phytosanitaires, la mécanisation, l'irrigation) n’a pas était profitable à tous les pays qui l’ont suivie. Une réponse unique à de multiples et divers problèmes ne peut qu’engendrer des résultats inégaux. Pour certain pays, cette « révolution » s’est traduite par un accroissement des relations de dépendance à l’égard des pays les plus développés.

Si les premières initiatives de la FAO en matière d’action se sont révélées maladroites, infructueuses voire, parfois, désastreuses, la volonté d’harmonisation des relations internationales en agriculture passe également par le partage de normes communes. C’est cette codification internationale que la commission du codex alimentarius va essayer de mettre en place.

Le codex alimentarius
Au début du XXe siècle, les négociants de produits alimentaires ont commencé à s'inquiéter des barrières commerciales nées à la suite de la formulation spontanée et indépendante, par divers pays, de multiples lois et normes alimentaires. Ils ont alors constitué des associations commerciales qui ont poussé les gouvernements à harmoniser leurs normes afin de faciliter le commerce de denrées alimentaires salubres d'une certaine qualité. Lorsque la FAO et l'OMS ont été créées durant les années 40, les orientations prises dans le domaine des réglementations alimentaires suscitaient de graves inquiétudes. Les pays agissaient chacun de leur côté et il n'y avait, pour ainsi dire, aucune consultation entre eux à des fins d'harmonisation. Cette situation se reflète dans les observations des réunions internationales de l'époque. Une commission est donc crée par les deux institutions spécialisées de l’ONU en 1963. La priorité de la Commission du Codex Alimentarius, tel qu´il est déclaré dans l´article 1er de ses statuts, est celle de protéger la santé des consommateurs et d´assurer des pratiques équitables dans le commerce des aliments. Si, la volonté de protéger le consommateur est stipulée en premier lieu, il s’agit toutefois d’établir des normes afin de faciliter le commerce international.



Posté le : 28/01/2007 21:31
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Rapports avec les autres acteurs
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Bonsoir à tous,
J'attendais l'avis de Simon, qui fait cette partie avec moi, sur ce que j'ai modifié et rajouté. Mais vu que le temps presse, je met déjà en ligne: je viens de l'avoir au téléphone, il doit me dire ce qu'il en pense. Possible qu'on se recoupe avec d'autres parties, je n'ai pas eu le temps de tout lire!

Quelles sont les relations de la FAO (Food and Agriculture Organization) avec ces autres institutions ?

--> avec l’OMC (Organisation mondiale du commerce)
Le FAO est dans une relation de subordination à l’égard de l’OMC, non pas du point de vue légal, mais dans les faits. En effet, le FAO se doit, d’après ses missions, d’« apporter à ses Etats Membres, l’assistance et les conseils techniques nécessaires pour préparer leur adhésion à l’OMC et pour ajuster en conséquence leurs politiques agricoles et alimentaires intérieures.»

Les discours cadres rappellant les objectifs fixés par les pays de l’OMC, et qui sont à atteindre par les négociations, mentionnent clairement des préoccupations en terme de « sécurité alimentaire et de développement rural ». Ce qui correspond exactement aux objectifs de la FAO. On peut y voir une influence de cette dernière dans une forme de diplomatie informelle en amont des négociations, ou simplement une convergence de vues.
Ces objectifs ne sont pas de simples déclarations d’intentions : ils sont à la base des « traitements spéciaux et différenciés » et autres dérogations accordées aux PMA et aux Pays en Développement Importateurs Nets de Produits Agricoles (PDINPA) afin de protéger leurs marchés d’une ouverture trop radicale, qui menacerait leur sécurité alimentaire.
Il semble que ces mesures spéciales aient été élaborées par les experts de la FAO, comme le montre sa production scientifique.


--> avec la Commission européenne, direction générale du commerce
On peut parler d’une collaboration assez étroite (concrètement elle consiste en quoi à part Export Helpdesk) ? entre le FAO et la Commission européenne, cette dernière partageant – du moins, en paroles – les objectifs de la FAO (aider les pays en développement à s’insérer dans l’économie mondiale et, par ce biais, faire reculer la faim dans le monde). A l’occasion de l’inauguration du service en ligne Export Helpdesk (service commun OMC UE visant « à faciliter l’exportation de produits des PVD vers l’UE), Alexandre Sarris – directeur de la Division des Produits et du Commerce de la FAO – a évoqué « le partenariat stratégique entre la FAO et la Commission européenne. »
Toutefois, l’attitude de la Commission européenne n’est pas sans ambiguïtés : dans bien des cas, il semble que la Commission européenne ne suit les recommandations de la FAO que parce qu’elle estime y avoir intérêt. Inversement, l’Union Européenne (dont la Commission européenne n’est qu’une émanation) fait parfois en sorte que certains sujets ne soient pas abordés par la FAO ou, du moins, que la discussion ne débouche sur aucune mesure concrète. Encore faut-il préciser que la position de l’Union Européenne n’est pas représentative de celle de l’ensemble des Etats qui la composent. Il est sûr, par exemple, que la France a beaucoup plus à perdre que les autres pays communautaires à la remise en cause de la Politique Agricole Commune (PAC).

Cependant, de plus en plus, les citoyens des pays d’Europe sont soucieux des questions d’environnement, de développement rural ou encore de meilleurs équilibres dans les rapports nord-sud. Ces préoccupations, proches de celles de la FAO, contribuent à influencer les positions de leurs gouvernements et de l’UE : ainsi la remise en cause de la PAC est en partie le résultat de cette prise en main par la société civile des enjeux agricoles et ruraux au niveau mondial.


--> avec les Etats-Unis: United States Department of Agriculture
Les Etats-Unis ont, vis-à-vis de la FAO, une attitude de méfiance, voire d’hostilité (tout comme vis-à-vis de bon nombre d’organismes internationaux, d’ailleurs). Ceci s’explique par la volonté des Etats-Unis de pouvoir agir de manière unilatérale aussi souvent qu’ils le souhaitent.
Les Etats-Unis ont mis en place une politique agricole forte pour soutenir le revenu des agriculteurs et contribuer au maintien des communautés rurales. Ainsi, la politique agricole protège certains secteurs par les prix et par une réglementation intérieure complexe (lait, sucre, arachide) ou par les aides (céréales, oléagineux et, indirectement, volailles, porcs, bovins) ce qui contribue à fausser le marché mondial et peut nuire au développement de l’agriculture des Pays en voie de développement qui ne peuvent fournir, eux, ces aides à leurs producteurs. Ils rentrent donc en contradiction avec les buts de l’OMC mais aussi de la FAO.
C’est pourquoi les Etats-Unis n’hésitent pas à bloquer les discussions sur des sujets agricoles qu’ils jugent « sensibles » (comme le fait l’Union Européenne) et à utiliser des moyens de pression financiers pour limiter les capacités d’action du FAO (déjà fort restreintes) (à illustrer par des exemples, des preuves). En tant que superpuissance mondiale, et premier Etat contributeur au budget des institutions onusiennes, la capacité d’influence et de blocage des USA est extrêmement importante (voire partie de Sylvain).


--> avec le groupe de Cairns
Le groupe de Cairns est actuellement composé de 18 pays (14 lors de sa création) aussi bien développés qu’en voie de développement – et dont l’Australie est le porte-drapeau. Le groupe de Cairns estime que les diverses mesures protectionnistes dans le secteur de l’agriculture mettent trop de temps à disparaître, notamment parce que le GATT ne s’y employait pas suffisamment. Dans la mesure où la FAO plaide également pour plus de libre-échange (avec, certes, quelques nuances), elle ne fait pas partie des « cibles » du groupe de Cairns. En effet, les actions de ce dernier consistent pour l’essentiel à plaider pour la levée des barrières douanières dans le domaine agricole lors des négociations à l’OMC.


--> avec le groupe ONG : Oxfam ; La Via Campesina
Les Organisations non-gouvernementales (ONG) qui tentent d’agir pour la réduction de la faim, la sécurité alimentaire et le développement rural ont a priori des objectifs semblables à ceux de l’OMC.
La FAO n’a pourtant presque pas noué d’alliances avec les ONG, sur le terrain ou dans l’élaboration de cadres théoriques.
Eve Fouilleux (chercheuse au Cirad et IEP de Rennes) voit dans ce peu de liens avec la société civile l’une des raisons majeures du manque de poids de l’organisation dans le débat international.

Oxfam est une confédération de 13 organisations dont le but est de réfléchir à « des solutions durables à la pauvreté, à la douleur et à l’injustice. » Oxfam n’est pas, a priori, hostile à la FAO. On apprend même, sur leur site, que, en 1960, la campagne Freedom from Hunger (« la première tentative pour résoudre le problème de l’insécurité alimentaire autrement qu’en se bornant à apporter des sacs de nourriture à ceux qui ont faim ») fut organisée par le FAO et par Oxfam. Oxfam n’hésite pas non plus à s’appuyer sur les études analytiques réalisées par la FAO pour étayer son propre point de vue.
La Via Campesina, un rassemblement de paysans du monde entier, se montre autrement plus critique vis-à-vis de la FAO. Dans un article intitulé « la FAO doit revenir à son mandat initial », en date du 20 novembre 2006, cette association constate que « la FAO s’est progressivement éloignée de son mandat original, tant et si bien que les mouvements sociaux et d’autres organisations de la société civile commencent à se demander si la FAO ne constitue pas un élément du problème plutôt qu’une solution possible. » La Via Campesina n’est toutefois pas favorable à une suppression de la FAO : bien au contraire, elle souhaite qu’enfin les Etats membres donnent à cette institution les moyens de fonctionner pleinement.
Par ailleurs, la Via Campesina déplore les « sabotages » auxquels ont notamment recours les Etats-Unis, le Canada et l’Union Européenne – lorsqu’il s’agit d’empêcher la mise en application de mesures qui nuiraient à leurs secteurs agricoles respectifs. Elle déplore également le fait que la FAO se soit « inclinée devant l’OMC, la Banque mondiale et le FMI ainsi que les Accords de Libre Echange. »

Dans son Cadre stratégique pour 2015, la FAO prévoit « d’améliorer sa coopération avec les réseaux d'ONG techniques et régionales. »
Toutefois, si OXFAM peut rentrer dans ce cadre (certains de ses membres sont des ONG fournissant une aide technique) ce n’est pas le cas de Via Campesina qui se revendique elle-même comme une ONG « politique ».

--> avec le COPA-COGECA
Le COPA (Comité des Organisations Professionnelles Agricoles de L'Union Européenne) affirme certes dans sa rubrique objectifs qu’il entretient « des relations privilégiées et soutenues avec de nombreuses organisations au-delà des frontières de l’Union » dans le but de « renforcer le dialogue avec tous les interlocuteurs dont dépend le secteur agricole européen. » Mais, dans les faits, le lobbying effectué par le syndicalisme agricole européen est plutôt orienté - tactiquement - en direction de ceux dont les pouvoirs de décision sont réels, ce qui n’est pas le cas de la FAO.


Avec les PVD et PMA :
Puisque les PVD et PMA sont de fait les plus éloignés des objectifs affichés de la FAO, les actions de l’organisation sont donc en majorité dirigées vers eux.
Ainsi, comme on l’a écrit plus haut, on peut voir dans l’existence d’un package de mesures spéciales pour les PMA et les Pays en Voie de Développement Importateurs Nets l’influence de la FAO (ou en tout cas dans son élaboration et sa formulation). A analyser plus en détails
La FAO tient globalement pour bénéfique la libéralisation des échanges de produits agricoles, rejoignat en cela l’OMC. Mais pour permettre aux PVD et PMA de « fourbir des armes » afin de faire valoir leurs intérêts dans les négociations, elle propose son expertise dans l’élaboration de leurs positions.
Toutefois la FAO étant, comme on l’a vu, financée par les pays développés, ceux-ci n’ont-ils pas intérêt à maintenir un statu quo qui leur est favorable ? Les détracteurs de la FAO ne manqueront pas alors de voir dans l’expertise une façon d’influencer la position des Etats pauvres. Ce à quoi la FAO répond par son principe de neutralité et le principe de diversité des origines au sein de l’organisation.
Une fois les négociations abouties, la FAO propose de nouveau son expertise aux Pays en Voie de Développement afin de parvenir à mettre en oeuvre les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. Ainsi, le cycle de Doha s’est ouvert sur ce constat : nombre de PVD n’avaient pas pu atteindre les objectifs du cycle précédent (Uruguay Round). La FAO a donc renouvelé sa proposition d’expertise. Un consensus s’est fait par la suite sur le fait d’inclure ce nécessaire « rattrapage » dans les accords de Doha à venir.

Posté le : 28/01/2007 21:50
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Plan?
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Une idée de plan qui ferait le compromis entre ce qu'on avait convenu lundi dernier et ce que vous avez fait ce weekend:

I. Présentation de l'institution
- objectifs et historique
- fonctionnement (y compris financiers, etc...) et actions

II. Position dans les négociations OMC
- Une position "faible" (="limites" de sylvain?)
- le rapport aux autres groups

Posté le : 28/01/2007 22:15
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Re: Plan?
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I Présentation de l'institution

B Une agence spécialisée de l'ONU au budget réduit

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, Food and Agriculture Organization) est une organisation spécialisée de l’Organisation des Nations Unies (ONU), créée le 16 octobre 1945 dans la ville de Québec. Son siège est à Rome depuis 1951. La FAO regroupe 190 membres (189 États plus l’Union européenne).
Sa direction incombe à la Conférence des Etats membres qui se réunit tous les deux ans pour vérifier le travail effectué par l’organisation et voter un programme de travail ainsi que le budget pour deux ans. Elle élit également pour trois ans un Conseil de 49 Etats membres qui y délèguent chacun un représentant et ne disposent chacun que d'une voix. Elle désigne également à la tête de l’agence un Directeur général pour six ans.
La FAO est composée de huit départements : Administration et finances, Agriculture, Politiques économiques et sociales, Pèches, Forêts, Affaires générales et information, Développement durable et Coopération technique.
Elle emploie 3 700 personnes - 1 400 membres du cadre organique et 2 300 membres des services généraux - réparties dans cinq bureaux régionaux, cinq bureaux sous-régionaux, cinq bureaux de liaison et plus de 78 bureaux nationaux, ainsi que dans son siège à Rome.
En 1994, l’organisation a été profondément remaniée en vue de décentraliser les opérations, rationaliser les procédures et réduire les coûts. Elle a pu ainsi réaliser des économies de 50 millions de dollars par an. Parmi ses principales réformes, citons l'importance croissante accordée à la sécurité alimentaire, le transfert de personnel (du siège au terrain), l'augmentation croissante du nombre des experts venus de pays en développement et en transition, l'élargissement des liens avec le secteur privé et les organisations non gouvernementales et l'accès électronique amélioré aux documents et bases de données statistiques de la FAO.
La Conférence ou le Conseil peuvent établir des commissions ouvertes à tous les Etats membres et les membres associés, ces commissions étant chargés d’émettre des avis sur l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et de coordonner cette mise en oeuvre. Ils peuvent également mettre en place des comités et des groupes de travail chargés de procéder à des études et d’établir des rapports sur toute question se rapportant aux buts de l’agence. Ces groupes se composent soit d’Etats membres, soit d’individus désignés en raison de leur compétence technique.
Toujours dans le cadre de la fonction d’expertise de la FAO, le directeur général peut nommer des experts pour qu’ils s’associent avec des spécialistes de premier plan en vue d’instituer des consultations dans les divers domaines d’activité de l’Organisation.
Les Nations Unies ou toute institution spécialisée ainsi que les autres organisations intergouvernementales ou non gouvernementales peuvent déléguer un représentant. Celui-ci peut prendre la parole et participer aux débats mais ne peut pas voter.
Son budget, qui est constitué des contributions annuelles des Etats membres fixées en fonction d’un barème, s’élevait entre 1994 et 2001 à 650 millions de dollars tous les deux ans. Cependant, la récente hausse (765,7 millions de dollars pour la période 2006-2007) ne fait qu’absorber l’augmentation des coûts due à l’inflation.
Le financement de l’organisation se répartit en deux grandes catégories : le Programme ordinaire et le Programme de terrain. Le Programme ordinaire couvre les activités internes, y compris le soutien au travail sur le terrain, les conseils aux gouvernements en matière de politiques agricoles et de planification et toute une gamme de projets de développement. Il est financé par les pays membres, qui contribuent en fonction des quotas fixés par la Conférence. Le Programme de terrain met en œuvre les stratégies de développement de la FAO, fournissant l'aide principalement par le biais de projets généralement entrepris en coopération avec les gouvernements nationaux et autres organismes. En 1999, environ 77% des finances du Programme de terrain provenaient des 'National Trust Funds' et 9% du Programme des Nations unies pour le développement. La FAO contribue à hauteur de 13% environ dans le cadre de son Programme de coopération technique et de 1% dans le cadre de son Programme spécial pour la sécurité alimentaire, tous deux financés par le budget du Programme régulier.

Posté le : 28/01/2007 23:25
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