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Filosofía : II - Quel est le pourquoi de l’esprit ? Comment penser l’émergence des phénomènes mentaux ? - Finalité et intentionnalité
Enviado por urbain el 6-Sep-2011 (1402 Lecturas)

Finalité et intentionnalitéCC-BY-SAFinalité et intentionnalité : Enquête sur l’interconnexion des problèmes de philosophie de la nature et ceux de l’esprit

II - Quel est le pourquoi de l’esprit ?
Comment penser l’émergence des phénomènes mentaux ?
Existent-ils ?
De quoi sont-ils faits ?
Quelle explication pour l’esprit, si on admet l’explication au sens restreint ?


Le positivisme physicaliste que nous avons décrit plus haut est une forme de naturalisme. C'est-à-dire que tous les traits du monde peuvent être entièrement décrits, en principe par la science naturelle. Le problème concernant la nature de l’esprit si on expulse le vocabulaire de la finalité, est d’expliquer le lien entre les phénomènes mentaux et les phénomènes décrits par la physique et la biologie contemporaine. S’il n’est pas nécessaire du vocabulaire finaliste les phénomènes mentaux doivent être assimilables à des phénomènes physiques. Mais est-il possible d’admettre une complétude physique en matière de phénomènes mentaux. ?

Le mental semble résister à la réduction physique. Deux dimensions fondamentales du mental semblent résister à la réduction au physique, ce sont la conscience et l’intentionnalité. La conscience est liée à un effet subjectif que cela fait d’être dans un état mental. L’intentionnalité est la propriété qu’ont les états mentaux de présenter ou de représenter des objets et des états de choses ou de visée ; c’est la tendance qu’a l’esprit de viser. (Et je pense qu’une théorie de l’intentionnalité a une priorité sur une théorie de la conscience.).

Le problème est ici, comment un état mental attribuable à un individu peut viser un objet ou un état de choses extérieures a cet individu? Quelle relation entre le sujet, et ce qu’il vise, si on ne peut faire mention d’un vocabulaire finaliste ?Un grand philosophe que j’ai lu dans le cadre d'un certain exercice académique,qui était une enquête sur la validité de l’explication volitionnelle de l’action, qui n’est autre que le philosophe américain John Searle qui tente de donner une formulation adéquate de la place des phénomènes mentaux dans un monde absolument non finaliste.

PhilosophieAttentif aux développements de la science contemporaine, les réflexions de Searle, semblent s’inscrire dans une perspective résolument naturaliste. Les êtres humains sont considérés comme des systèmes bio-physico-chimique qui peuvent être étudiés de la même manière que le reste du monde physique. Sa démarche s’applique à remettre en cause le vocabulaire finaliste dans l’explication des phénomènes naturels et aussi à remettre en cause la démarche cartésienne qui exclut la « RES-cogitant » de la nature. Pour Searle toute réflexion philosophique ne peut que s’appuyer sur les deux théories scientifiques unanimement acceptées : la théorie atonique de la matière, selon laquelle le monde est entièrement constitué par des collections de particules physiques qui forment des systèmes munis de propriétés causales ; et la théorie biologique de l’évolution, qui explique comment ont pu émerger, au cours de l’histoire du monde, des systèmes vivants dotés de capacités qui facilitent l’adaptation à l’environnement.

Dans ce cadre d’analyse, la conscience est conçue comme un des traits adaptatifs dont bénéficient certains organismes évolués. Ces derniers, une fois munis de capacités représentationnelles , peuvent gérer et organiser leur relation avec leurs milieux de manière plus flexible. Dit autrement, les phénomènes mentaux participent de l’histoire de notre nature biologique car « d’un point de vue évolutionnaire, l’esprit conscient fonctionne causalement pour contrôler le comportement ». Searle a inscrit ainsi la réalité mentale dans l’unique monde qu’il admet, le monde dont l’ontologie est décrite par la physique, la chimie et les sciences naturelles. La conscience est aussi naturelle que la photosynthèse ou la digestion : elle est une propriété du cerveau, causée par des processus neurobiologies.Pour montrer que les états mentaux ne sont rien d’autres que des états du système neuronal, il propose une analogie qui pour lui est éclairante. Bien que l’eau n’ait pas une réalité indépendante des molécules H2O qui la composent, sa liquidité ne peut s’expliquer par la liquidité des molécules en questions ; elle est une caractéristique qui émerge de l’agencement de ces molécules, de la même manière, la conscience est une propriété qui émerge de l’agencement et de l’activation de certains systèmes de neurones, un état global « haut niveau » du système cérébral qui résulte d’interactions neuronales complexes.

Au fond la conscience n’est qu’un macro-phénomène neurophysiologique dont l’émergence est causée par les interactions « de bas niveau »des microphénomènes qui la constituent. Pour Searle c’est une forme de réduction causale, qui n’entraîne pas une réduction ontologique, qui ne vise pas à éliminer les phénomènes mentaux. Afin de spécifier la nature étrange de ces phénomènes, Searle propose une formulation dont il à le secret ; l’ontologie des phénomènes mentaux est une ontologie à la première personne, par définition. La dimension subjective qui caractérise les phénomènes conscients ne peut être rendue par une approche subjective à la troisième personne. Searle, afin de restituer la naturalité des phénomènes mentaux, traduit ce qui oppose la nature au mental en différence de niveaux. Le niveau de la structure physique est traité par les méthodes de la science naturelle, et le niveau de la structure mentale peut être appréhendé grâce à la problématisation conceptuelle. Pour Searle il y a une même structure qui fait émerger le langage, l’esprit, et la réalité sociale. Il y a une connexion interne entre le langage, l’esprit, le cerveau et le monde. Sa philosophie du langage s’inscrit au sein d’une philosophie générale de l’esprit. D’après lui la capacité qu’a le langage de « renvoi » à quelque chose qui n’est pas lui, capacité dont témoigne la distinction entre sens et référence, dérive d’un trait biologiquement fondamental de l’esprit humain (l’intentionnalité) ; c'est-à-dire la capacité générique de renvoyer à des états de chose « hors de l’esprit »et a se les représenter dans la tête. « La capacité qu’ont les actes de langage de représenter des objets et les états de choses du monde est une extension des capacités biologiquement plus fondamentales qu’a l’esprit (le cerveau) de mettre l’organisme en rapport avec le monde au moyen d’états mentaux tels que la croyance ou le désir , et en particulier au travers de l’action et de la perception. »

En gros , pour Searle l’esprit et le sens de l’action humaine sont le résultat de l’adaptation, et de la nécessité de survie qui règne dans la nature. Autrement dit il n y a pas de tendance en soit dans la nature, le tout du réel est le fruit du hasard, l’homme est une partie de la nature et pour cela il est soumis aux mêmes lois que le reste du monde.

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Finalité et intentionnalité - Introduction
I - Quelques platitudes et généralités : Rapide historique
II - Quel est le pourquoi de l’esprit ? Comment penser l’émergence des phénomènes mentaux ?
III - Expliquer, c’est répondre à la question « pourquoi ? »Et les anciens semblent avoir une réponse plus rationnelle
Pour conclure - Finalité et intentionnalité


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Sources des images : Nina Matthews

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Autor Hilo

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