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Philosophie : Justice sociale et politique chez Proudhon
Posté par Hadrien le 10-Apr-2007 (7105 lectures)
Philosophie


III) Le système fédératif :

A) la théorie des régimes :

Proudhon adopte une approche dialectique dans son analyse de l'ordre politique dont ‎il dit qu'il « repose fondamentalement sur deux principes contraires, l'AUTORITE et la ‎Liberté : le premier initiateur, le second déterminateur ; celui-ci ayant pour corollaire ‎la raison libre, celui-là la foi qui obéit. {...} ces deux principes forment, pour ainsi ‎dire, un couple, dont les deux termes, indissolublement liés l'un a l'autre, sont ‎néanmoins irréductibles l'un dans l'autre, et restent, quoi que nous en fassions, en ‎lutte perpétuelle. {...} Supprimez l'un des deux, l'autre n'a plus de sens : l'Autorité, ‎sans une Liberté qui discute, résiste ou se soumet, est un vain mot ; la Liberté, sans ‎une Autorité qui lui fasse contrepoids est un non-sens. {...} toutes les conditions ‎politiques, tous les systèmes de gouvernement, la fédération y comprise, peuvent se ‎ramener à cette formule, le balancement de l'Autorité par la liberté, et vice versa ». ‎
Proudhon élabore à partir de ces considérations une classification « a priori » des ‎deux types de régimes qui en découlent, avec d'un coté, le régime d'Autorité, et de ‎l'autre, le régime de Liberté : ‎

Il en résulte quatre formes gouvernementales, deux pour chaque régime : ‎

Régime d'Autorité :‎
‎ - Gouvernement de tous par un seul ; -Monarchie ou Patriarcat
‎ - Gouvernement de tous par tous ; - Panarchie ou Communisme‎
Le caractère essentiel de ce régime, dans ses deux espèces, est l'indivision du ‎pouvoir. ‎
‎- Régime de Liberté : ‎
Gouvernement de tous pour chacun; - Démocratie
Gouvernement de chacun par chacun ; - An-archie ou Self-governement. ‎
Le caractère essentiel de ce régime, dans ses deux espèces, est la division du ‎pouvoir. Les termes «tous » et « chacun » sont ici fondamentaux car ils renvoient au ‎statut de l'individus dans la société. Le « régime d'autorité » ne reconnaît pas de ‎droit à l'individu, le sujet n'y est pas considéré comme la source du droit. Le « ‎régime de liberté » se caractérise par le fait que l'individu est une source inaliénable ‎de droits. ‎

Le système que Proudhon préconise s'approche donc de l'anarchisme, terme auquel ‎nous préfèrerons self-government car prêtant moins à confusion. ‎

Cette « théorie des régimes » permet de bien comprendre ou Proudhon veut aller ‎lorsqu'il théorise le fédéralisme. Il s'agit pour lui de penser la forme de ‎gouvernement ou l'individu soit le plus libre possible, puisse se donner sa propre Loi, ‎et cela tout en « faisant société ». Nous allons désormais voir quels sont les critiques ‎qui le conduisent vers la solution fédérale.‎


C) Critique de la démocratie représentative :

Proudhon conçoit la marche des sociétés humaines comme un mouvement tendant à ‎la fin du « principe d'autorité ». A la monarchie, qu'il qualifie de régime patriarcale, ‎doit succéder la démocratie représentative, dernière « transition » avant la ‎république qu'il qualifie comme : « une anarchie positive ». Sa critique de la ‎démocratie représentative vise donc à établir la liste des problèmes qu'elle ‎rencontre, à montrer comment (à son avis) elle est impuissante à les résoudre et à ‎poser cette solution comme possible dans un dépassement qui aboutirait à la ‎république. Ce qui légitime les institutions et le gouvernement dans la démocratie ‎représentative, c'est le suffrage universelle39. Proudhon pense que le question de la ‎souveraineté du peuple est fondamentale est pour établir le juste régime. Il fait trois ‎critiques majeures à la démocratie représentative à la légitimité qu'elle prétend tenir ‎du suffrage universelle. Lesquels critiques partent de 3 postulats qui n'ont pas été ‎pris en compte par les théoriciens du gouvernement de 1848. Ces postulats sont que ‎‎:‎
‎(...) l'on suppose d'abord que le Peuple peut-être consulté ; en second lieu qu'il peut ‎répondre ; troisièmement que sa volonté peut être constatée d'une manière ‎authentique ; enfin, que le gouvernement, fondé sur la volonté manifeste de Peuple, ‎est le seul gouvernement légitime. ‎

Autant le dire tout de suite, ces trois problèmes sont pour Proudhon insoluble. Il ‎définit le peuple comme un « être collectif », mais dont l'existence est ‎indémontrable. On peut juste attester du fait qu'il se manifeste dans les consciences ‎individuelles, « dans cette obstination de la multitude à croire à l'intelligence qui vit ‎en elle ». On peut tenter d'éclaircir cette formule à notre avis un peu obscur par ‎l'explication suivante : Proudhon interprète les aspirations démocratiques croissantes ‎en Europe comme la manifestation d'une volonté collective, commune à tous les ‎individus, et participant de la marche des sociétés vers la fin du principe d'autorité. ‎L'autonomisation croissante des individus, pourrions-nous dire, qui est aussi exigée ‎par la Justice.‎

Il nous faut reconnaître cependant que cette interprétation n'est pas tout à fait ‎satisfaisante et qu'une interprétation mystique serait peut-être plus argumentée. ‎Pour autant, le statut de « l'être » collectif est aussi d'ordre économique. Il existe ‎une force collective qui transcende la force individuelle et qui résulte de l'action ‎commune. Proudhon illustrait cela ainsi : ‎

‎« Il a fallu un jour à 200 grenadiers pour dresser l'obélisque de Louqsor sur la place ‎de la Concorde ; suppose-t-on, dès lors, qu'un seul homme, en 200 jours, aurait ‎réussi pareil travail ?42 » ‎

Toute sa démarche va donc consister à démontrer l'impuissance du suffrage ‎universelle à fonder en légitimité les gouvernements. Il ne croit pas en la possibilité ‎d'un transfert de souveraineté, qui dépossèderait tout un individus d'une certaine ‎forme d'exercice du pouvoir. Malgré toutes les critiques qu'il fera à l'encontre de ‎Rousseau, il va reprendre l'idée développée dans le Contrat Social qu'une assemblée ‎ne saurait être le mode d'expression de la volonté générale.‎

Qui a le droit de dire aux autres : C'est par moi que le Peuple parle ? […] Et quand ‎vous me feriez voir, comme en un cénacle, neuf cents personnages ainsi choisis par ‎leurs concitoyens, pourquoi devrai-je croire que […] c'est le souffle du Peuple qui les ‎inspire ? Et pour tout dire, comment la loi qu'ils vont faire peut-elle m'obliger ? ‎

Je conviens que le noeud de la difficulté consiste à faire parler et agir le Peuple ‎comme un seul homme. La REPUBLIQUE, selon moi, n'est pas autre chose ; et c'est ‎là aussi tout le problème social. Ou, pour dire de suite toute ma pensée, c'est la ‎démocratie que nous avons à démolir, comme nous avons démoli la monarchie : ‎cette transition sera la dernière, avant d'arriver à la république. ‎

Au lieu de dire, comme M. Thiers : Le roi règne et ne gouverne pas, la démocratie dit ‎‎: Le Peuple règne et ne gouverne pas, ce qui est nier la révolution. ‎

La République est l'organisation par laquelle toutes les opinions, toutes les activités ‎demeurant libres, le Peuple, par la divergence même des opinions et des volontés, ‎pense et agit comme un seul homme. Dans la République, tout citoyen, en faisant ce ‎qu'il veut et rien que ce qu'il veut, participe directement à la législation et au ‎gouvernement, comme il participe à la production et à la circulation de la richesse. ‎Là, tout citoyen est roi ; car il a la plénitude du pouvoir, il règne et gouverne. ‎

La République est une anarchie positive. C'est n'est ni la liberté soumise A l'ordre, ‎comme dans la monarchie constitutionnelle, ni la liberté emprisonnée DANS l'ordre, ‎comme l'entend le Gouvernement provisoire. C'est la liberté délivrée de toutes ses ‎entraves, la superstition, le préjugé, le sophisme, l'agiotage, l'autorité : c'est la ‎liberté réciproque, et non pas la liberté qui se limite ; la liberté, non pas la fille de ‎l'ordre, mais MERE de l'ordre. Voilà le programme des sociétés modernes. ‎

D) Le système fédératif :

FEDERATION, du latin foedus, génitif foederis, c'est à dire pacte, ‎contrat, traité, convention, alliance, etc., est une convention par laquelle un ou ‎plusieurs chefs de famille, une ou plusieurs communes, un ou plusieurs groupes de ‎communes ou Etats, s'obligent réciproquement et également les uns envers les ‎autres pour un ou plusieurs objets particuliers dont la charge incombe spécialement ‎alors et exclusivement aux délégués de la fédération. ‎

Ce qui fait l'essence et le caractère du contrat fédératif, [...], c'est que dans ce ‎système les contractants, chefs de famille, communes, cantons, provinces ou Etats, ‎non seulment s'obligent synallagmatiquement et commutativement les uns envers ‎les autres, ils se réservent individuellement, en formant le pacte, plus de liberté, ‎d'autorité, de propriété qu'ils n'en abandonnent. ‎

D'après ces principes, le contrat de fédération ayant pour objet, en termes généraux, ‎de garantir aux Etats confédérés leur souveraineté, leur territoire, la liberté de leurs ‎citoyens ; de régler leurs différends ; de pourvoir, par des mesures générales, à tout ‎ce qui intéresse la sécurité et la prospérité commune, ce contrat dis-je, malgré la ‎grandeur des intérêts engagés, est essentiellement restreint. L'Autorité chargée de ‎son exécution ne peut jamais l'emporter sur ses constituantes, je veux dire que les ‎attributions fédérales ne peuvent jamais excéder en nombre et en réalité, celles des ‎autorités communales ou provinciales, de même que celles-ci ne peuvent excéder les ‎droits et prérogatives de l'homme et du citoyen

En résumé, le système fédératif est l'opposé de la hiérarchie ou centralisation ‎administrative et gouvernementale [...]. Sa loi fondamentale, caractéristique, st ‎celle-ci : Dans la fédération, les attributs de l'autorité centrale se spécialisent et se ‎restreignent, diminuent de nombre, d'immédiateté, et si j'ose ainsi dire d'intensité, à ‎mesure que la Confédération se développe par l'accession de nouveaux Etats. ‎

E) La fédération progressive et les contres pouvoirs :

‎« Si irréprochable que soit dans sa logique la constitution fédérale, quelques ‎garanties qu'elle offre dans l'application, elle ne se soutiendra elle-même qu'autant ‎qu'elle ne rencontrera pas dans l'économie publique des causes incessantes de ‎dissolution. En autres termes, il faut au droit politique le contrefort du droit ‎économique. Si la production et la distribution de la richesse est livrée au hasard ; si ‎l'ordre fédératif ne sert qu'à protéger l'anarchie capitaliste et mercantile ; si, par ‎l'effet de cette fausse anarchie, la société se trouve divisée en deux classes, […] ‎l'une des riches, l'autre de pauvres ; l'édifice politique sera toujours instable. […] les ‎travailleurs se coaliseront contre les bourgeois, qui de leur côté se coaliseront contre ‎les ouvriers ; et l'on verra la confédération dégénérer, si le peuple est le plus fort, en ‎démocratie unitaire, si la bourgeoisie triomphe, en monarchie constitutionnelle. ‎

L'Etat n'est pas un entrepreneur de services publics, ce qui serait l'assimiler aux ‎industriels qui se chargent à forfait des travaux de la cité. L'Etat, soit qu'il édicte, soit ‎qu'il agisse ou surveille, est le générateur et le directeur suprême du mouvement ; si ‎parfois il met la main à la manoeuvre, c'est à titre de première manifestation, pour ‎donner l'impulsion et poser un exemple. La création opérée, l'installation ou ‎l'inauguration faite, l'Etat se retire, abandonnant aux autorités locales et aux ‎citoyens l'exécution du nouveau service. » ‎

Conclusion :

‎ Emile Brehier conclut en ces termes l'article sur Proudhon dans son histoire de la ‎philosophie : ‎

La philosophie proudhonienne est moins un système qu'une transformation foncière ‎dans la position et le classement des problèmes : son effort pour mettre fin, par la ‎notion de Justice, à la scission entre la nature et l'homme, l'équivalence qu'il établit ‎entre tous les systèmes « transcendants », théisme ou panthéisme, dont l'hostilité ‎réciproque était alors la grande affaire de la philosophie, doivent faire voir en lui une ‎pensée de grande valeur et dont les suggestions sont loin d'être épuisées. ‎

‎ A là suite de l'étude que nous avons mené, nous ne saurions qu'être d'accord avec ‎Emile Brehier, en ce sens que la pensée Proudhonienne, en ce qui concerne la ‎Justice, semble être une alternative féconde aux autres théories socialistes de son ‎temps, et du notre. Nous espérons que le lecteur, à la suite de notre travail en sera ‎convaincu. Du moins, que les quelques points que nous avons dégagé et articulé ‎inciterons à une relecture de l'oeuvre de Proudhon, qui, à notre avis, mérite d'être ‎abordée sous un angle nouveau, débarrassé des préjugés qui l'a conduite dans l'oubli ‎partiel ou elle se trouve aujourd'hui. Cependant, il convient d'ajouter, que la lecture ‎de Proudhon n'est pas aisée, de par le style, tantôt flamboyant, tantôt obscur, de ‎l'auteur. De plus, une telle démarche aurait pour vertu de séparer le bon grain de ‎l'ivraie, chez cet auteur qui « charriant pêle-mêle intuitions les plus novatrices et ‎vieilles stupidités », mérite d'être étudier, mais ne saurait en aucun cas faire l'objet ‎de louanges inconsidérées.‎

Ainsi, nous terminerons par un mot que l'auteur aurait prononcé peu avant sa mort, ‎et qui est une mise en garde pour tout ceux qui se poseraient en « gardien du ‎temple » ou qui chercheraient chez lui des réponses définitives aux problèmes qu'il ‎chercha à résoudre : « Il existe paraît-il des Proudhoniens. Ce sont sûrement des ‎imbéciles ». ‎

Hadrien Arcangeli


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Auteur Conversation
Hadrien
Posté le: 10/4/2007 22:20  Mis à jour: 10/4/2007 22:20
Membre
Inscrit le: 11/3/2007
De:
Envois: 1
 retirer l'article
salut aux webmasters.

pourriez vous virer l'article car je viens de le poste et il est illisible ...

je le reposterai des que possible.

merci.

a +
sylvain
Posté le: 10/4/2007 23:44  Mis à jour: 10/4/2007 23:48
membre
Inscrit le: 21/9/2006
De: bout !
Envois: 180
 Laisser l'article
Je viens de rendre lisible ton article (la prévisualisation rajoute toutes les balises) et de faire la mise en page en "page multiple"...donc plus besoin de le retirer !
C'est un énorme travail...je n'ai pas encore tout lu, car j'ai juste jeté un coup d'oeil en enlevant les balises "<b/>", mais ça donne envie d'en savoir plus sur Proudhon...et sur les proudhoniens qui postent sur l'Arbre...
invité(e)...
Posté le: 21/4/2007 20:45  Mis à jour: 21/4/2007 20:45
 Re: Laisser l'article
merci pour ton article, il est clair, et pour un peu qu'on ait le courage et/ou le temps de le lire jusqu'à la fin, il est passionnant!
invité(e)...
Posté le: 15/5/2007 10:15  Mis à jour: 15/5/2007 10:15
 question
Que dirait Proudhon de la toute nouvelle élection présidentielle ?
invité(e)...
Posté le: 16/5/2007 10:19  Mis à jour: 16/5/2007 10:19
 Re:
Quelle est démocratique !
invité(e)...
Posté le: 3/6/2007 17:18  Mis à jour: 3/6/2007 17:18
 Re:
Démocratique certes mais au sein du système parlementaire. Il s'agit donc d'un pis aller et non d'un démocratie véritable. le parlementarisme est pour lui fondé sur une considération d'ordre métaphysique, à avoir qu'une assemblée d'hommes pourrait représenter un peuple. D'ou vient la légitimité de ces lois ? quel principe obscur a conféré à ces hommes le droit de dire ... le droit !

voir à cet égard : "solution du problème social", première partie.

J'ajoute qu'anti-bonapartiste (même s'il a eu, il est vrai, des contacts avec le propre frère de napoléon 3) il s'est toujours opposé aux plébiscites et à l'idée qu'un homme puisse incarner autre chose que lui même. Toujours cette logique de l'immanence qui lui est si cher.

A titre personnel, force est de constater que Sarkozy a été élu régulièrement et conformément à nos lois.

++

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