| Politique : Juste pour le plaisir... Une petite citation |
| Posté par pascale le 3-Jun-2012 (1161 lectures) |
Pour tous ceux qui s'interrogent sur les "Eurobonds", la fuite des capitaux, la façon de rassurer "LéMarchés", le coût du travail ou le coût de la pauvreté... en ces temps de changement(s), je ne résiste pas au plaisir de cette citation, qui date du temps où "l'Europe" s'appelait "Marché commun" :
« Nos partenaires (européens) veulent conserver l’avantage commercial qu’ils ont sur nous du fait de leur retard en matière sociale. Notre politique doit continuer à résister coûte que coûte, à ne pas construire l’Europe dans la régression au détriment de la classe ouvrière (…)
Il est prévu que le Marché commun comporte la libre circulation des capitaux. Or si l’harmonisation des conditions concurrentielles n’est pas réalisée et si, comme actuellement, il est plus avantageux d’installer une usine ou de monter une fabrication donnée dans d’autres pays, cette liberté de circulation des capitaux conduira à un exode des capitaux français (…)
Les capitaux ont tendance à quitter les pays socialisants et leur départ exerce une pression dans le sens de l’abandon d’une politique sociale avancée. On a vu des cas récents où des gouvernements étrangers ont combattu des projets de lois sociales en insistant sur le fait que leur adoption provoquerait des évasions de capitaux (…) |
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| Politique : Choisir son maître n'est pas une liberté |
| Posté par lukas le 17-Mar-2012 (732 lectures) |
 La majorité des électeurs ne croient plus en ce que disent les politiciens, experts en baratin publicitaire. La farce bat son plein, et le plébiscite de Nicoléon a un arrière-goût de tragédie en ces temps de crise, qu'il a lui-même créée. Mais quand les "veaux" votent dans cette guignolerie spectaculaire, ce n'est plus pour un candidat, mais par défaut ou contre les autres qui sont encore pires. On élimine plutôt que l'on sélectionne. La plupart ont compris que les élections sont des "pièges à cons", qu'une fois élu le président ne respecte jamais ce pour quoi il a été élu. Il ne reste que le choix de se faire avoir, trompé et manipulé. Dans cette magouille, l'important n'est pas le choix, mais le show, l'illusion de la démocratie.
La démocratie républicaine est construite sur la représentativité de ses élus, au scrutin majoritaire. Mais il n'y a pas de majorité pour gouverner le pays. C'est le système électoral qui en fabrique artificiellement une, qui ne représentera en fait, qu'une petite minorité. Ainsi, étant donné que la moitié des électeurs ne sont pas convaincus par le candidat pour lequel ils votent, celui qui arrive en tête au premier tour ne représente donc, qu'environ 15 % des suffrages exprimés, qui eux-mêmes ne représente qu'environ 75 % des inscrits, sans oublier les 15 % de non inscrits.
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| Politique : Regard occidental sur les révolutions arabes |
Posté par Vincent le 18-Apr-2011 (1507 lectures) |
 
Le regard fuyant, sourire aux lèvres, un étrange cocktail de mélancolie, méfiance, espoir et autosatisfaction :
notre vision sur cette incroyable transition démocratique que sont en train de vivre les peuples arabes me ferait presque penser à un match de coupe du monde, en serions nous les arbitres ?
Aucune intention de ma part de remettre en question le droit d’ingérence – prochain best-seller du colonel Kadhafi - mais plutôt de mettre à jour certains signes, certaines attitudes qui depuis le début des évènements dénotent une légère frustration à l’occidentale, c'est-à-dire teinté d’orgueil sur fond de Prozac.
Oui, certains d’entre nous rêveraient de partager ces moments de gloire aux côtés des peuples opprimés, ressentir jusqu’au fond de son âme cette sensation de liberté, balayant d’un geste de la main le danger et toutes les vies sacrifiés sur l’autel de la justice. Oui, si l’on observe la plupart des régimes dictatoriaux arabes on s’aperçoit qu’ils possèdent les mêmes institutions politiques que les régimes démocratiques, à la différence que dans ces derniers les gouvernants élus n’ont qu’un temps limité devant eux, cela fait-il de nous des citoyens modèles ?
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| Politique : Pour un renouveau des idées politiques : Ill Fares the Land / Un cri du coeur (Tony Judt) |
| Posté par eudaimon le 29-Aug-2010 (1682 lectures) |
 Introduction : Un guide destiné aux perplexes
“I cannot help fearing that men may reach a point where they look on every new theory as a danger, every innovation as a toilsome trouble, every social advance as a first step toward revolution, and that they may absolutely refuse to move at all." (2) — Alexis de Tocqueville
La manière dont nous vivons aujourd'hui semble profondément dépourvue de sens. Puisque depuis quarante ans nous avons en effet érigé en vertu la quête de l'intérêt matériel, et celle-la même constitue maintenant tout ce qu'il reste de notre sentiment de bien commun. Nous savons ce que les choses coûtent, mais nous n'avons aucune idée de ce que qu'elles valent. Que ce soit au sujet d'une décision judiciaire ou d'une loi, nous ne nous posons plus la question : est-elle bonne ? Est-elle équitable ? Est-elle juste ? Est-elle satisfaisante ? Va t-elle permettre l'avènement d'une société ou d'un monde meilleur ? Ces questions étaient autrefois les questions politiques, même si elles n'étaient pas faciles. Nous devons réapprendre à nous les pose.
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