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Cinéma : La guerre, ça tue
Posté par JLR le 15-Oct-2006 (2321 lectures)
Cinéma

Alors j'ai quand même fini par voir le film politique du moment... Faisons abstraction du cortège médiatico-politique, car ce n'est certainement pas ce qui nous intéresse ici, et ce n'est certainement pas ce qui a fait du bien au film du point de vue de la critique. Abstraction faite de cela, Indigènes, c'est pour moi un excellent film de guerre. Adrien lui reproche son caractère hollywoodien, avec ses gros flingues, ses personnages stéréotypés, ses larmes, et j'ajoute sa musique, toute de cordes plan-plan, ainsi que l'annonce neu-neu des séquences (genre, imprimé en gros et en blanc au milieu de l'écran, la situation de l'action : "Italie 44", etc.).

D'accord pour le Hollywood-show, mais pas d'accord pour dire que c'est un aspect négatif. De mon point de vue, ça démontre surtout la capacité dont on doutait depuis longtemps du cinéma français à sortir des grosses productions de qualité, pour se confronter aux blockbusters de l'Oncle Sam, qui ne sont pas forcément des nanars parce qu'ils sont des blockbusters : par exemple, Star Wars III, gros choc de l'été 2005, grosse recette, mais aussi superbe space-opéra génialement scénarisé et monté (bon, d'accord, certains dialogues ne spont pas tip-top et le casting est à la ramasse, en ce qui concerne Anakin notamment). En tous cas, j'ai beaucoup aprrécié que Bouchareb et ses acteurs assument à deux cent pour cent leur grand spectacle, sans l'effet snob de dire : "Ah oui, ça pète de partout, mais c'est quand même plus fin que Independence Day, on a essayé de se mettre du côté de quelque chose comme un concept bressonnien du conflit...". Tout cela est fait avec beaucoup de sérieux, si bien qu'on marche à fond. Ce qui me fait penser, dans un autre registre, à Miami Vice de M. Mann : même grotesque apparent des situations - en l'occurrence, grosse voiture, grosse coke, grosse pépée - qui fait qu'on a peur, au début, de ne pas mourir de rire et de pitié avant la fin du film ; mais bien vite le côté glacé et ultra-sérieux de la mise en scène et de l'interprétation nous retire vite fait le rictus des lèvres et nous fait accrocher.

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Cinéma : Le cinéma, la politique et les indigènes
Posté par JLR le 12-Oct-2006 (2476 lectures)
Cinéma

Voici trois petites références en rapport avec la discussion actuelle qui a assailli les branches de l'arbre autour de la sortie du film Indigènes. A lire sans crainte mais avec beaucoup d'indulgence...

D’abord, je vous recommande dans l’Express de la dernière semaine de septembre le dossier sur la perception qu’on peut avoir de la présence outre-mer de la France coloniale. En réaction à la belle unanimité tout sucre et miel de la sphère politico-médiatique, dont l’accueil enthousiaste réservé au film Indigènes n’est qu’un épiphénomène, concernant le rôle de la présence française outre-mer – à savoir : celui du grand méchant – , l’ Express donne la parole à des auteurs éclairés, qui n’ont pas peur de ne pas passer pour des gens de gauche.

Y est critiquée la tendance lourde de ce début de vingt et unième siècle à tirer à boulets rouges sur la France coloniale, dans un geste de pathétique « excuse », dictée sans doute par le spectre de la « désintégration », comme si réécrire l’histoire pouvait aider les gens à bien s’entendre. Ou comme s’il n’y aurait pas eu de crise des banlieues si De Gaulle avait cédé à temps. De fait, les contributeurs au dossier insistent surtout sur l’importance qu’il y a à ne pas se laisser enfermer dans des lectures univoques de l’Histoire, et à rétablir la complexité des faits et des intentions. En l’occurrence, en ne faisant pas de la France, dans cette histoire, celle qui a tout fait de travers et à la quelle il faut lancer des cailloux et faire bouh, bouh. Ce qui hélas se fait beaucoup, ces temps-ci, quand il importe de faire ami-ami avec M. Debbouze pour protéger ses dauphins… L’Express fournit à mon sens une contrevoix de salut public, alors que tout le monde s’empêtre dans le consensus. Ce que, bizarrement, peu de personnalités critiquent. Peut-être que je n’ai pas compris, que le consensus, quand c’est de gauche, ça devient bien ? Bref, l’Express pète à table dans le dîner chic médiatico-cinématographico-élyséen, et moi je trouve ça super bien.

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Cinéma : Observations cinephiles : Indigenes
Posté par adrien le 2-Oct-2006 (2215 lectures)
Cinéma

  Spectateur et régulier et dans la mesure du possible (!) attentif de l'actualité des films au cinema, je propose d'exposer ici mon point de vue sur un film. Toutes les réactions sont bien évidemment les bienvenues, je ne prétends détenir aucune vérité, seulement une pensée que je voudrais partager. Ce premier commentaire traitera du film de Rachid Bouchareb, Indigenes.

Différentes raisons peuvent expliquer le choix de ce film. simple constat pratique et rationnel, il s'agit d'un film déstiné à être vu par un grand public, donc sans doute de nombreux visiteurs de ce site. a cela s'ajoute une trés forte médiatisation qui ne peut laisser indifferent, le sujet traitant d'un theme longtemps tabou et dont le silence politique a pu etre vecu comme une insulte ou tout du moins un manque de respect envers les personnes concernées. Qu'est-ce que j'en ai pensé ? En entrant dans la salle, je dois bien avouer que j'étais partagé entre un enthousiasme de pouvoir enfin me faire un avis et la crainte d'etre décu par le véritable poids du film, tellement la médiatisation avait été omniprésente. il ressort de ce film un constat simple : il y avait urgence de mettre à jour cette Histoire occultée. on ne peut en effet que se réjouir d'apprendre enfin comment on vécu ces tirailleurs, quelle a été la réelle part d'injustice avec les soldats francais ( il y a d'ailleurs débat à ce sujet, certains historiens prétendant qu'un constat objectif des chiffres ne permettait pas de déplorer plus de victimes de tirailleurs que de soldats francais... ) ou encore quelles étaient les motivations pour défendre un pays qui n'étaient pas le leur : alors que certains évoquent ici un patriotisme éxacerbé par les colonisations, d'autres constatent que le climat de misére était tel que s'enroler était un moyen de "survivre" ou tout du moins de s'échapper. le film confirme d'ailleurs assez justement ces differents choix.

D'un strict postulat historique, ce film est une réussite dans le sens ou il ne donne pas de mauvaises informations, écueil dans lequel s'engouffrent bien trop souvent les films dits "historiques", sacrifiant bien souvent une crédibilité historique au profit d'une narration personnelle. on est souvent tenté de croire ce qui ce dit là et avec raison. on peut cependant regretter de larges ellipses notamment dans la progression des heros une fois débarqués sur le sol européen ( les difficultés budgétaires qui ont alimenté l'élaboration du projet doivent sans doute y être pour quelques chose ). la deuxieme partie du film, entre l'arrivée sur le nouveau territoire et le périple des héros-survivants dans une ferme des Vosges, contient ainsi quelques sautes narratives, il n'est pas toujours évident de situer l'action et d'analyser l'évolution des personnages. donner une si grande importance à la relation de messaoud à marseille est à mon avis discutable mais il ne s'agit pas du plus grand reproche que j'aurais à faire.

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Cinéma : Le cinéma de Ken Loach : "Le vent se lève"
Posté par clément le 1-Oct-2006 (2781 lectures)
Cinéma

L'actualité m'a récemment fait découvrir un cinéaste qui, au-delà d'avoir reçu une palme d'or à Cannes, est sincèrement engagé et le fait bien transparaître dans ses films.

« Je ne montre pas seulement la surface de la société mais aussi les structures qui la composent. La fiction, la dramatisation de l’histoire, c’est l’aspect visible de l’iceberg, la politique en est la partie immergée ».

Comme beaucoup de gens je suis allé voir au cinéma Le vent se lève et j'ai été très touché par ce film. Il est vrai que c'est un peu surfait de parler ici d'un film primé et que toute la presse encense mais j'ai beaucoup aimé et je n'ai pas l'intention de me retenir de le dire.

 Nous sommes dans les années 50, en Irlande occupée par les Anglais et dès la première séquence on nous fait bien comprendre que les occupants tiennent à merveille leurs rôles d'oppresseurs. Classique, me direz vous. D'un côté les méchants Anglais, de l'autre les gentils Irlandais. Et nos gentils oppressés s'organisent donc pour contrer nos méchants oppresseurs, rien de plus normal quoi. En continuant dans cette voix, le scénario aurait pu être celui de la suite de la trilogie Rambo, John Rambo envoyé officieusement par l'armée américaine, elle même poussé par le lobby Irlandais outre-atlantique, viendrait balancer des roquettes dans la gueule des Anglais pour bien leur faire comprendre de plus essayer de piquer la Guinness des Irlandais, l'or noir de là-bas.

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