"le pays au sud des nuages" : Le Yunnan en Chine

Date 22-Nov-2006 | Sujet : Rencontre

Après plus de 40 heures de train, une étape à Shi-Lin pour y contempler la forêt de pierres (un ensemble montagneux prenant des formes exceptionnelles et poétiques), puis à Kunming, j'arrive enfin à Dali. Dali est un petit village de Yunnan ("le pays au sud des nuages") très prisé par les touristes chinois.

Le Yunnan est considéré comme l'une des régions (si ce n'est LA) plus belle de Chine. La région s'étend au nord jusqu'au plateau Tibétain et au sud jusqu'au frontière du Laos et de la Thaïlande, dès lors le climat est lui aussi très varié dans la région. Elle est peuplée par de nombreuses éthnies ("les minorités").

Dès mon arrivée, coup de bol, je trouve un lit dans le premier hôtel que recherchais. Je décide donc d'explorer la ville et sa région à vélo. Après une courte balade dans le centre ville envahi par les touristes prenant d'assaut les boutiques, je m'éloigne et rencontre une femme locale qui me propose de rejoindre la montagne en téléphérique. Après la négotiation de rigueur en Chine, j'accepte. En montant jusqu'au sommet, j'aperçois de curieuses tombes chinoises creusés ici sur le flanc de la montagne.

 


 En haut, je visite un temple. Le temple étant désert, et après avoir plaisanté un peu avec les moines, ceux-ci m'apprennent à prier comme un bouddhiste. Le plus rigolo d'entre-eux ira même jusqu'à frapper la cloche lors de mon rituel. Sympa. Je continue ensuite dans la montagne pour rejoindre et admirer une casacade. D'ici, la vue sur la ville et le lac Er'Ai est magnifique. Au retour je troque mon billet de téléphérique contre un grand poney (ou petit cheval). Grosse erreur. Le terrain est accidenté. Je suis à de nombreuses reprises à deux doigts de me vraquer par terre. Un peu inquiet je demande: -"hey patron (oui je m'amuse un peu avec le guide), tu es sûr qu'il n'y a pas de dangers?" -"non, non, pas de danger".

En effet, Xiao Wei (mon cheval) est un expert, il connaît le terrain, maîtrise les rochers, glisse mais se récupère. Sa seule erreur: sortir du sentier pour pallier des besoins primaires. On ne lui en tiendra pas rigueur. Je prends finalement tellement de plaisir que Xiao Wei ira même jusqu'à m'emmener aux 3 stupas (voir photos).

Il est temps de reprendre le vélo, je veux rejoindre le lac. Pour prendre un raccourci, je coupe à travers les champs. Les paysans occupés à travailler ont l'air tout de même supris de me trouver là. Il m'indique la direction du lac. Me voilà donc arrivé au lac, seul souci: un cul-de-sac. En face de moi: le lac, derrière-moi: les champs. J'emprunte donc les petites ruelles du village, et me perd inévitablement. Heureusement, je rencontre au bord du lac une femme qui me propose de me raccompagner en barque jusqu'à une voie d'accès plus propice pour repartir. Son mari, un peti bonhomme, mais assez balèze pour conduire la barque à lui tout seul sur la lac, me raccompagne jusqu'à la place centrale du village. S'y déroule le marché quotidien pour la petite communauté des villageois. Ceux-ci ont l'air méfiant de me trouver là.

Je réenfourche mon vélo pour retourner à Dali. Après une pause Jiaozi (petite délice de la gastronomie chinoise), je sympathise avec une vieille femme issue des minorités, elle vend des sucreries qui ressemblent à nos crèpes bretonnes mais enroulés autour de baguettes. Plutôt insolite, une autre veille va même à ma rencontre dans une rue pour me proposer de la drogue...





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